Bayonne en attendant l’éclaircie

  • Baptiste Héguy (Bayonne) est amené au sol par les Brivistes.
    Baptiste Héguy (Bayonne) est amené au sol par les Brivistes. Icon Sport / Francois Sanchez / Icon Sport
Publié le / Mis à jour le

Deux points perdus mais pas l’espoir. Entre erreurs de jeunesse et une belle énergie, les Basques ont les moyens de relever la tête.

Le soleil présent en journée a tout à coup laissé place à un temps sombre. Cinq minutes avant le coup d’envoi, la forte pluie et le vent se sont abattus sur Jean-Dauger. Comme un présage. Des conditions que n’aiment pas les Bayonnais, comme le soulignait Yannick Bru, agacé, à l’abri de la salle de presse. On pouvait deviner deux lectures de ce match à travers ses propos. Et comme après tout match nul, on pouvait apprécier le verre à moitié plein et regretter celui à moitié vide. Quoi qu’il en soit, la tempête y avait pris place. Courroux peut-être, frustration certainement. Le manager faisait référence d’abord à cette deuxième période fortement dominée par ses hommes. Une emprise peu payée. En revanche, les Brivistes avaient bien rentabilisé leur seule incursion dans les 22 mètres bayonnais en arrachant le match nul. "C’est une déception, lâchait le manager bayonnais, compte tenu de la mainmise en deuxième mi-temps. J’ai une frustration par rapport au fait qu’on a outrageusement dominé la deuxième mi-temps. L’équipe a fait preuve de caractère, a mis une intensité et un engagement admirables. Malgré tout, cet engagement et cette domination sont pollués par deux ou trois erreurs techniques. Je trouve que ce n’est pas payé." Et de revenir sur ces failles lors de moments clés de la rencontre : "Je pense à une mêlée, à 8 contre 7 où on est sanctionnés pour une mauvaise liaison. Un talonnage à la main sous les poteaux. Au joueur qui rampe alors qu’on a l’essai quasiment assuré sur la phase d’après, en supériorité numérique: essai refusé et pénalité contre nous. Je pense aussi à cette pénalité qu’on choisit de jouer parce qu’on a l’avantage et qu’on est valeureux. À la sortie, ça se retourne contre nous avec une pénalité et un carton jaune. Il y a des situations qui sont quand même terribles et qui sont aussi un signe d’une équipe valeureuse, combattante, positive mais qui est jeune et qui fait des erreurs."

Une mauvaise série enrayée

Malgré ce constat, Yannick Bru voulait rendre hommage à ses hommes qui, pour lui, ne méritaient pas un résultat s’apparentant plutôt à une contre-performance. "L’adjectif "mauvais" ne colle pas avec la performance des joueurs que j’ai vue, insistait-il. J’ai vu un état d’esprit admirable, une première mi-temps contre le vent qu’on a gérée comme il fallait. Une stratégie en deuxième période qu’on a menée parfaitement. On a acculé Brive chez lui. Il y a beaucoup de choses qui, techniquement, s’apparentent à une victoire. Les joueurs sont déçus mais quand même fiers de l’énergie qu’ils ont mise. Ils ont défendu fièrement le maillot et ont donné une bonne image du club dans des conditions super difficiles. C’est le plus important."

Reste que l’Aviron perd deux points au classement. Une ombre au tableau qui n’altère pas le moral des troupes. S’il avait perdu tous ses matchs depuis le 12 octobre, l’Aviron a l’impression d’avoir, quelque part, enrayé cette mauvaise passe. "On n’a pas fait un mauvais match, précise Peyo Muscarditz. C’est décevant, râlant. Ce sont pleins de sentiments mélangés. Mais il faut retenir qu’on évite la défaite. C’est peut-être le début d’une pente ascendante." L’avenir, peut-être pas le plus proche, le dira. En tout cas, malgré ses malheurs récents, l’Aviron n’a pas sombré.

Edmond LATAILLADE
Voir les commentaires
Réagir