• L’école de rugby de Villefranche-sur-Saône a été une nouvelle fois labellisée. Une réussite qui se fait directement ressentir sur l’équipe fanion, promue l’été dernier en Fédérale 1.
    L’école de rugby de Villefranche-sur-Saône a été une nouvelle fois labellisée. Une réussite qui se fait directement ressentir sur l’équipe fanion, promue l’été dernier en Fédérale 1. DR / DR
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Fédérale 1

Villefranche-sur-Saône à bonne école

Promus, les Caladois peuvent s’enorgueillir d’avoir été une des trois premières écoles de rugby à recevoir le label trois étoiles.

C’est la période des vœux. Tout le monde formule des désirs, prend des bonnes résolutions, et espère que l’année à venir sera meilleure que la précédente. À Villefranche-sur-Saône, on sait d’ores et déjà qu’il sera difficile en 2020 de faire mieux qu’en 2019. L’année dernière, en quelques mois, le vénérable club caladois fondé en 1908, a tiré plusieurs fois le pompon avec une accession en Fédérale 1, la labellisation de son centre d’entraînement au terme de sa troisième saison d’existence, et – le meilleur pour la fin – le renouvellement de la labellisation de son école de rugby, au niveau trois étoiles ! Seules les écoles de rugby de Brive et d’Illkirch-Graffenstaden sont également triplement étoilées.

Un joli tir groupé qui n’est pas le fruit du hasard. Au club depuis plus de dix ans, le directeur sportif Nicolas Leroy œuvre depuis longtemps pour structurer le tout. "C’est un travail collectif, grâce à l’engagement de tous les bénévoles, tempère-t-il. C’est important d’avoir un leader qui coordonne. Mais sans équipe cela ne fonctionne pas. Et il faut saluer aussi le choix fort, effectué il y a dix ans par certains dirigeants, de prendre un salarié sur la filière jeune. Il faut de la patience. Certaines choses n’arrivent pas du jour au lendemain."

Garder les trois étoiles

Évidemment, le technicien rappelle également qu’il n’est pas parti de rien. Le CSV a toujours été une des principales écoles de rugby dans le Rhône avec l’Arcol et le Lou. Si, comme beaucoup de clubs, il est affecté par une certaine désaffection vis-à-vis de la balle ovale, près de deux cents enfants encadrés par plus de quarante éducateurs et intervenants, fréquentent l’école de rugby. Par le passé, de nombreux joueurs de renom ont été formés au club, comme Alexandre Péclier, ou le centre Alexandre Dumoulin. "Villefranche a toujours été un club formateur, rappelle Nicolas Leroy. Nous avons essayé d’apporter de la cohérence, de mettre plus de lien avec l’équipe fanion. Et je sais qu’on aime bien chercher parfois les ruptures, mais nous travaillons dans la continuité. L’année passée est venue récompenser le travail collectif effectué depuis dix ans." Par exemple, les trois étoiles nécessitent la présence suffisante de joueuses. Cela a été rendu possible par le travail effectué par Laurent Joly, auprès des jeunes joueuses. "Certains critères peuvent être discriminatoires pour les petits clubs, souffle Nicolas Leroy. Par exemple, un club de Deuxième Série peut faire un très bon travail de formation sans avoir les moyens d’embaucher un salarié pour s’occuper des jeunes." À Villefranche, aux trois salariés déjà en place pour s’occuper des jeunes et du centre de perfectionnement – Nicolas Leroy, et Sébastien Bouillet et Pierre-Henri Chalandard – s’ajoutent trois joueurs en formation BPJEPS et un service civique qui consacre du temps aux actions sociales. Le challenge est maintenant d’être à la hauteur et de garder les trois étoiles. "Les avoir n’est pas une finalité en soi, conclut Nicolas Leroy. Nous ne devons pas nous endormir sur nos lauriers. Cela nous donne des responsabilités."

Sébastien Fiatte
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