• Le pilier toulonnais Beka Gigashvili, replacé hier au poste de talonneur pour compenser les nombreuses absences au poste, a inscrit un joli doublé en deuxième mi-temps. Photo Max PPP
    Le pilier toulonnais Beka Gigashvili, replacé hier au poste de talonneur pour compenser les nombreuses absences au poste, a inscrit un joli doublé en deuxième mi-temps. Photo Max PPP MAXPPP / Dominique Leriche / MAXPPP
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Challenge Cup

Cerise sur le gâteau pour Toulon

Bien qu’ils se soient faits peur en première période, les Varois s’assurent la place de numéro un et joueront leur quart à Mayol. Prochain adversaire : les Scarlets, que le RCT a déjà battu deux fois.

Invincibles depuis trois mois et auteurs d’un sans-faute jusqu’alors en Challenge Cup, les Toulonnais avaient fait en sorte de s’éviter un match à la vie à la mort en dernière journée. L’enjeu, donc, de cette réception de Bayonne n’était aucunement une qualification ou la première place du groupe (déjà acquises) mais bien de conforter son rang parmi les deux meilleurs premiers, afin de recevoir un quart mais également une éventuelle demi-finale à Mayol. Face à une équipe de Bayonne rajeunie et qui, du propre aveu de Yannick Bru, venait pour disputer un "match plaisir", tout semblait réuni pour que les Varois s’offrent un récital, devant un public habitué depuis plusieurs semaines à goûter à nouveau au caviar. Mais parce qu’ici tout est différent, c’est au moment de franchir la dernière marche que le RCT a feint de trébucher. Plutôt que de dérouler comme ils le font depuis trois mois, les Rouge et Noir ont mis plus d’une mi-temps à entrer dans leur match. Bousculés ? Il n’en fallait pas plus pour que Patrice Collazo fasse entrer quatre joueurs à la pause : "Ce n’était pas uns sanction mais il fallait apporter quelque chose. J’aurais pu changer douze, treize joueurs… Nous avons cherché des solutions pour nous remettre la tête à l’endroit et mettre un coup d’accélérateur à l’équipe. Nous étions mal embarqués et nous allions droit dans le mur !"

Retrouvailles avec les Scarlets

Et comme par magie, l’euphorie et la confiance qui gagnent cette équipe depuis (désormais) douze matchs est revenue. Les deux essais inscrits en première période donnaient naissance à six petits nouveaux et le RCT s’imposait en inscrivant cinquante points : une première depuis le 28 avril 2018 (contre Castres). Oubliée la première période capricieuse, d’un claquement de doigts et de quelques coups d’épaule, Toulon a confirmé son retour au premier plan avec ce succès venu couronner un parcours sans la moindre anicroche sur la scène continentale. Meilleurs premiers, les Toulonnais se sont offert le droit de recevoir en quart, où ils affronteront les Scarlets, qu’ils ont battus à deux reprises cette saison. "Nous n’avons rien gagné et ce soir, nous avons fini le travail de la première phase, analysait Collazo. Llanelli est une équipe composée de nombreux internationaux. Ce sera une belle opposition. Je ne dirais pas que c’est un bon mais plutôt un gros tirage."

S’ils se refusent à céder à l’euphorie, nul doute que les Varois savent en tout cas apprécier à leur juste valeur ce douzième match sans revers consécutif et ces retrouvailles avec les phases finales européennes, eux qui ont tant payé pour apprendre, la saison passée.

Pierrick Ilic-Ruffinati
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