• L’ouvreur de Saint-Marcel, Léo Gioani, a été l’un des artisans du succès contre Genève en inscrivant vingt-quatre points (un essai, cinq transformations, trois pénalités).
    L’ouvreur de Saint-Marcel, Léo Gioani, a été l’un des artisans du succès contre Genève en inscrivant vingt-quatre points (un essai, cinq transformations, trois pénalités). / Bernard Pothet
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Fédérale 3

Saint-Marcel avait la clé

Les Isérois sont les premiers à faire tomber Genève cette saison et à lui infliger une défaite d’une telle ampleur en championnat depuis la création du club.

Le vent du boulet était passé tout près. à Riom (27-22) ou contre Villars-les-Dombes (25-23), qui avait eu la victoire au bout du pied, ou encore, plus récemment, à Ampuis (19-16), le Servette Genève avait failli tombé. Il a fini par le faire, dimanche, à Saint-Marcel-L’Isle-d’Abeau, dans les grandes largeurs : 44-20 ! "Nous sommes tombés sur une équipe plus vaillante, plus concernée que nous par le sujet, regrettait l’entraîneur suisse, Frédéric Dubrana. Notre adversaire avait bien préparé son coup. Ce n’était pas un guet-apens, juste un match d’hommes, avec une équipe qui en voulait plus qu’une autre. Leur victoire est amplement méritée."

Du côté suisse, on rendait hommage au vainqueur, sans se chercher d’excuses. C’est finalement l’entraîneur des Isérois, qui trouvaient une circonstances atténuantes à son adversaire. " Ils n’avaient pas joué depuis un mois et demi (victoire à Ampuis le 15 décembre, N.D.L.R.) et ils ont manqué de rythme comme cela a pu être notre cas une semaine plus tôt, reconnaissait Jean-Jacques Bos. Et nous avons fait le match qu’il fallait."

Une tactique payante

L’ASSMIDA avait en effet bien préparé son coup, disséquant bien le jeu de son adversaire à la vidéo, avant de partir en mission. "Nous avons mis beaucoup de combat dans le jeu. Nous nous sommes appuyés sur des groupés-pénétrants. Et, en défense, nous sommes allés les chercher. Nous avons essayé de ne pas les laisser respirer." La tactique s’est avérée payante même si elle pourrait se payer cher. Le pilier Berger, touché à une cheville, devrait manquer quelques matchs. Et il va falloir se remobiliser. Physiquement et psychologiquement, Saint-Marcel-L’Isle-d’Abeau a laissé de la gomme sur le bitume. Mardi, l’entraînement a été allégé. Et le coach craint le voyage à Bellegarde : "Inconsciemment, après un tel match, il y a souvent un relâchement." Il n’empêche que Saint-Marcel a pris un sacré bonus sur Riom par exemple, un concurrent direct pour la qualification. Et a montré la voie aux autres équipes de la poule, à commencer par son voisin, Saint-Savin, qui recevra les Suisses le 16 février.

Mais les Genevois espéraient bien tirer les leçons de ce revers. "C’est un mal pour un bien, positivait Frédéric Dubrana. Ce n’est pas une claque mais une fessée ! Cela doit amener le groupe à se remettre au travail. Le niveau ne veut rien dire. Il faut arrêter de penser que nous sommes des joueurs de Top 14, Pro D2 ou Fédérale 1. Nous sommes en Fédérale 3 ! Le degré d’exigence est plus élevé que les saisons précédentes."

La réaction est attendue dès ce week-end contre Cusset, qui pourrait faire les frais de la vexation subie en Isère…

Sébastien Fiatte
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