• En forme internationale depuis plusieurs semaines, Edoardo Gori (ballon en mains) veut guider ses partenaires vers un neuvième succès d’affilée. Le demi de mêlée italien se tient prêt à contrecarrer les plans neversois. Photo Stéphanie Biscaye
    En forme internationale depuis plusieurs semaines, Edoardo Gori (ballon en mains) veut guider ses partenaires vers un neuvième succès d’affilée. Le demi de mêlée italien se tient prêt à contrecarrer les plans neversois. Photo Stéphanie Biscaye / Stéphanie Biscaye
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Pro D2

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Pour continuer sur leur lancée, les Haut-Garonnais devront faire preuve d’un maximum de détermination et de concentration. il s’agira de répondre au défi physique.

Ce qui se profile ce dimanche pour Colomiers a tous les airs d’un exercice de maintien. Non, pas celui qui a trotté dans les têtes d’Aurélien Béco et sa bande et qui a fait frémir Alain Carré et les supporters de la Colombe toute la saison dernière, avec l’heureux dénouement que l’on sait. Non, cette fois-ci il va être question de maintenir le club à la Colombe dans les plus hautes sphères du championnat et pourquoi pas dans le duo de tête, voire plus si affinités et selon le résultat parvenu ce jeudi du stade des Alpes où Grenoblois et Perpignanais vont s’écharper sans merci.

Au moment de pénétrer dimanche sur leur pelouse de Michel-Bendichou où ils comptabilisent huit succès en neuf rencontres cette saison, les Haut-Garonnais, 63 points dans la besace - soit déjà deux points de plus qu’à l’aube de la 30e et dernière journée de l’exercice précédent, vous ne rêvez pas - auront été mis au parfum. Mais au-delà de ces considérations purement mathématiques, et qui ne permettent aucun relâchement "s’il y a bien une chose que j’ai apprise cette saison c’est que le Pro D2 est un championnat très long… C’est dur de se projeter, il nous reste encore onze matchs et il y a 44 points de disponibles à aller chercher", nous faisait remarquer Edoardo Gori en milieu de semaine, Colomiers entend montrer que son parcours jusqu’ici n’a rien d’une surprise ni d’une étoile filante. Ni que ses huit succès consécutifs - série en cours - dont un dernier arraché de haute lutte à Valence-Romans doivent seulement au facteur chance. "C’est vrai, nous avons eu beaucoup de chance mais nous avons aussi une belle attitude, un bel état d’esprit. On ne lâche rien", appuie dans un bon français le demi de mêlée transalpin, qui enchaîne les grosses prestations et fait parler son expérience.

Barlot : "Ça va commencer devant"

Après cinq jours de coupure dans la foulée du déplacement dans la Drôme, la troupe columérine a repris le chemin de l’entraînement avec sérieux et application, eu égard au programme qui arrive : réceptions de Nevers, Oyonnax, et Provence Rugby, déplacement à Mont-de-Marsan, tout sauf une sinécure. "Toutes les grosses équipes vont venir à la maison désormais, et c’est donc là que nous allons en savoir un peu plus…", soutient Gori. Cela commencera donc par Nevers, face auxquels les Columérins avaient toujours échoué avant le dernier déplacement victorieux en date du 6 décembre au Pré-Fleuri. Contre des Bourguignons aux ambitions raffermies, et qui ont marqué les esprits dernièrement à Béziers ou lors de la réception de Grenoble, la partie s’annonce âpre. "Nevers a bougé Grenoble en conquête, ils les ont concassés sur les ballons portés alors qu’on sait ce dont est capable Grenoble dans ce secteur… Il faudra faire plus qu’attention et réagir par rapport à Valence-Romans. Si on commence à subir sur ces phases-là, ce sera très dur de l’emporter. Ce sera à nous de mettre les choses au clair dès le début, ça va commencer devant", appuie Gaëtan Barlot, le talon ultra-dynamique qui a pris son envol.

La conquête tranchante et performante, marque de fabrique de Colomiers à domicile tout comme la défense - la meilleure à domicile de Pro D2 - vont donc être soumises à rude épreuve. Même si comme rappelle Barlot : "Les matchs durs, nous arrivons à les gagner. On ne panique pas, on prend le temps…" Un métier à remettre sur l’ouvrage dimanche dès 14h15.

Enzo DIAZ
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