Ils auraient pu tout changer

  • Léo Berdeu, balle en main, s’engouffrant dans la défense castraise.
    Léo Berdeu, balle en main, s’engouffrant dans la défense castraise. DDM - Jean-Michel Mazet
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Dans un match très mal engagé, l’entrée de la jeune charnière Verdu-Berdeu a réveillé le SUA. Insuffisant pourtant pour renverser le resultat.

Le coup n’est pas passé loin. Autour de l’heure de jeu, la frange des supporters castrais qui avait fait le déplacement à Agen avait perdu sa voix et n’en menait plus large alors que les Agenais inscrivaient par l’intermédiaire de Léo Berdeu la pénalité qui portait le score à 21-26 en faveur du CO, ramenant les Agenais à cinq petits points. À cet instant, le scénario de la fin du match semblait déjà écrit. Portés par leur dynamique du moment, insufflé par le coaching intelligent de Christophe Laussucq, qui avait su prendre ses responsabilités et sortir sa charnière titulaire dès la mi-temps, les Agenais étaient en train de renverser le CO et d’inverser le cours d’un match qu’ils n’avaient jusqu’alors jamais semblé en mesure de gagner. Car oui, les entrants, et notamment Léo Berdeu et Hugo Verdu ont bien failli changer le cours des choses. La fraîcheur des deux gosses d’à peine plus de 20 piges a complètement relancé la machine agenaise. D’abord, le jeu au pied du jeune ouvreur a fait un bien fou. Par sa précision face aux poteaux, déjà, puis par sa longueur et sa précision pour inverser la pression ensuite. On a pu aussi noter la disponibilité et la vista du numéro 10 dans le jeu courant. C’est son essai en début de deuxième mi-temps qui a fait naître l’espoir d’un revirement de situation. Son compère de la charnière, Hugo Verdu a amené beaucoup de vitesse et de dynamisme. Il a semé l’incertitude dans les rangs castrais et le jeune numéro 9 a tenu tête à Rory Kockott. C’est dire !

Une copie trop inégale

Et puis, de petites erreurs stratégiques en errances techniques, l’espoir a fini par s’éteindre. Le CO a inscrit un essai de pénalité et a même arraché un bonus offensif sur la toute dernière action grâce au doublé de Martin Laveau. "On a donné ce match aux Castrais, livrait Christophe Laussucq dans un constat amer. On ne compte plus nos passes ratées, les mauvais jeux au pied, les plaquages manqués. À ce niveau-là, cela ne pardonne pas. Nous n’avons que très rarement été pris sur les longues séquences. Castres nous punit sur des actions à deux passes, sans faire grand-chose. C’est dommage aussi parce qu’en revenant à cinq points, nous avions fait le plus dur. Nos adversaires ne savaient plus trop quoi faire. On a vécu un match en montagnes russes. Avec quelques belles choses et beaucoup d’approximations." Avec cette nouvelle défaite à zéro point, les Agenais se mettent "dans un beau pétrin", dixit le troisième ligne Jessy Jegerlehner. "On a livré un match trop décousu, pose le gamin de 22 ans. C’est très frustrant parce qu’il y avait sans doute la place de faire mieux. On a vu par séquences que notre stratégie d’aller toucher, utiliser les extérieurs pour contourner leur bloc était viable mais nous avons été trop imprécis pour finir les coups." À Brive, la semaine prochaine, face à une équipe qui "pourrait quasiment assurer son maintien en cas de succès", Agen devra prendre des points. Ce groupe a montré qu’il en était capable en l’emportant à Bayonne lors de la dernière journée. Il faudra rééditer l’exploit.

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