• "Nous restons  sur notre faim"
    "Nous restons sur notre faim"
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Entretiens

David Ortiz : « Nous restons sur notre faim »

Après la défaite contre le Pays de Galles (14-11), les Bleuets se préparent à affronter l'Écosse. L'entraîneur des avants David Ortiz analyse cette défaite et prépare le match contre les jeunes écossais. 

En raison des conditions climatiques dantesques au pays de Galles, n’était-il pas difficile de tirer des enseignements de cette défaite (11-14) ?

Effectivement, les conditions ont nivelé le niveau des deux équipes et la partie a été très serrée. Surtout, nous n’avons pas eu de possibilité pour vraiment jouer. C’était un peu comme jeter une pièce puisque c’était difficile de mettre en place notre jeu, notre conquête. Mais cela reste constructif pour la suite.

L’Écosse est dans la même situation que la France avec une victoire contre l’Italie, est-ce un rendez-vous important pour bien finir ce Tournoi ?

C’est un concurrent direct, on ne va pas se mentir. C’est une équipe très solide sur sa conquête, notamment en mêlée fermée, sur la touche, sur les ballons portés. C’est vraiment très propre, mais elle est aussi joueuse avec des joueurs de qualité au niveau des lignes arrière. Ça sera un match révélateur pour nous à ce moment-là de la compétition pour savoir où nous en sommes, avec des conditions, on l’espère, qui nous permettent de poser notre jeu, pour voir sur le terrain ce que l’on travaille toute la semaine au CNR de Marcoussis.

Pour les joueurs, même si la victoire finale dans le Tournoi n’est plus d’actualité, ces deux derniers matchs seront-ils capitaux pour participer à la Coupe du monde ?

Les trois premiers matchs du Tournoi devaient vraiment nous servir à faire un état des lieux de l’effectif des moins de 20 ans. Maintenant, nous avons basculé sur les deux dernières rencontres où nous voulons resserrer le groupe. Nous voulons peaufiner notre effectif et commencer à travailler sur un groupe plus restreint de joueurs en vue de la Coupe du monde. Au-delà de bien finir le Tournoi des 6 Nations, il faut aussi penser à la suite.

Avez-vous un objectif sur le plan comptable pour cette fin de Tournoi ou est-ce simplement sur la mise en place du projet de jeu ?

L’objectif est de s’approcher au maximum du projet de jeu que l’on travaille car nous restons un peu sur notre faim. Contre l’Angleterre, on ne joue réellement que la deuxième mi-temps, contre l’Italie c’est un match plus abouti, mais on est resté sur notre faim au pays de Galles. Un sentiment qui s’est renforcé avec la semaine de coupure. Maintenant on travaille bien depuis le début de la semaine sur la mise en place de notre projet de jeu donc on aimerait avoir deux matchs, déjà dans des bonnes conditions pour pouvoir jouer, qui nous permettent d’asseoir nos bases en vue de la Coupe du monde.

Vous êtes directeur du centre de formation de l’UBB, comment vivez-vous cette expérience dans le staff avec les moins de 20 ans ?

La saison dernière, j’étais en mission auprès de l’équipe de France des moins de 18 ans, donc je connais un peu le fonctionnement fédéral. Avec les moins de 20 ans, c’est plus d’intensité, plus de matchs, avec notamment le Tournoi donc c’est un autre rythme. J’en retire beaucoup de bénéfices car cela me permet de voir un autre format d’entraînement. En club, on est sur des périodes longues avec des rythmes qui ne changent pas trop. Là, ce sont des périodes courtes de préparation et il faut arriver à mettre en place un projet de jeu sur un très court terme. C’est très enrichissant. Cela permet aux entraîneurs de club d’avoir presque une formation continue sur un autre format, avec d’autres exigences, avec des joueurs qui sont l’élite de leur âge et ça tire vers le haut et fait progresser au quotidien.

Propos recueillis par N. A.

Midi-Olympique
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