Défense d’en rire !

  • À l’image de Jean Thomas (casque bleu foncé), l’un des baromètres du secteur, c’est tout le groupe columérin qui fait preuve d’une belle efficacité défensive pour mettre sous pression ses adversaires et préserver sa ligne.  Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
    À l’image de Jean Thomas (casque bleu foncé), l’un des baromètres du secteur, c’est tout le groupe columérin qui fait preuve d’une belle efficacité défensive pour mettre sous pression ses adversaires et préserver sa ligne. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Colomiers valeur étalon de la forme éclatante des haut-garonnais, le secteur défensif est une des grandes satisfactions de cette saison. un travail, fruit d’une remise en question constante.

Aussi incongru que cela puisse paraître, dans l’exercice cahoteux et chaotique qu’a vécu Colomiers l’an dernier, il y a eu une pointe de satisfaction. Le quatorzième de Pro D2 a pu s’appuyer sur une défense à toute épreuve. Notamment dans son antre de Michel-Bendichou. En fait, tout simplement la meilleure à domicile en termes de points encaissés (213). De l’aveu même de l’entraîneur principal Julien Sarraute : "Nous avons réussi à survivre grâce à cette efficacité défensive. " Cette saison, c’est donc tout naturellement que le club à la colombe a repris ses bonnes habitudes. Après vingt-deux journées, les joueurs du duo Sarraute-Berneau sont repartis sur les mêmes standards : avec 139 points encaissés à domicile, Colomiers dispose avec Grenoble de la meilleure assise défensive. Un socle imbougeable, "dans la continuité de la saison dernière", analyse Julien Sarraute, déjà en charge du secteur défensif sous le management d’Olivier Baragnon, à l’époque du trio avec Marc Dantin.

Le socle de tout succès

Face à Oyonnax, lors du premier quart d’heure de jeu c’est grâce aussi bien à sa conquête qu’à une défense de tous les instants que Colomiers a réussi à résister sur ses temps faibles aux assauts terribles des joueurs de l’Ain. Avant de faire basculer le cours de la rencontre en deuxième période grâce à de bonnes montées et plusieurs plaquages offensifs notamment de sa jeune paire de centres Fontaine-Moro. Preuve de cette âpreté défensive et de cette bonne organisation générale, un record a été battu vendredi dernier. Effectivement, au cours de la rencontre Colomiers n’a raté que quatre plaquages. Chez les joueurs, réceptifs à la méthode Sarraute, à l’image du deuxième ligne Jean Thomas, désigné "leader de comportement" dans ce secteur et auteur d’un 16/16 face à Oyonnax, le système ultra-précis fondé sur la mobilité et le lien et liant avant-trois-quarts plaît. Au centre des débats, François Fontaine abonde : "Il faut souligner le bel effort de nos avants au niveau de la prise d’espaces. C’est quelque chose que nous n’avions pas aussi bien assimilé les saisons précédentes. Du coup, nous nous retrouvons avec des situations numériques favorables. Les deuxième et troisième ligne notamment étouffent les adversaires, et cela nous permet de monter dans un certain confort. Oyonnax n’a pas réussi à nous prendre de vitesse car tout le monde s’est redistribué dans le bon sens et nous ne nous sommes pas consommés dans les rucks en faisant un bon tri. Nos plaquages offensifs et efficaces nous ont permis d’avoir une bonne ligne. Maintenant, je pense que nous avons des axes d’amélioration sur l’envahissement du terrain où nous pouvons être encore un peu plus gourmands. Il y a des phases défensives où nous sommes encore un peu frileux, nous avons tendance à se suffire de conserver la ligne d’avantage alors qu’on pourrait gagner deux, trois mètres supplémentaires…" Contre Provence Rugby, un des axes de progression - tout comme la fâcheuse indiscipline qui fait défendre encore trop souvent les Columérins en infériorité numérique - est tout trouvé.

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