Ginon : « Accompagnons ce sport merveilleux »

  • Olivier Ginon, président de de GL Events, entouré par Claude Atcher et Bernard Laporte
    Olivier Ginon, président de de GL Events, entouré par Claude Atcher et Bernard Laporte
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Olivier Ginon, patron de GL Events et du Lou Rugby, a officialisé jeudi soir à Paris, dans le cadre magnifique du Palais Brongniart, l’engagement de son entreprise auprès du comité d’organisation France 2023. Une formidable opportunité pour le groupe lyonnais qui entend partager son savoir-faire.

Jeudi soir à Paris, au palais Brongniart. Le groupe GL Events accueille le gratin du rugby français et de ses partenaires. Plus de 400 personnes rassemblées pour vivre en direct l’annonce du premier partenariat signé par les organisateurs de la future Coupe du monde 2023. C’est donc avec « GL ». La mise en scène est parfaite : couloir sombre, moquette « gazon » au sol, images de tribunes au loin, bruit de la foule et des crampons. On sort du vestiaire pour entrer sur le terrain. Dans l’arène ou plus précisément dans cette magnifique salle où Olivier Ginon, le patron du groupe lyonnais et du Lou rugby, accueille ses invités. Coupe de champagne, petits fours pour tout le monde. Dans quelques minutes, le boss de « GL » sera sur scène, avec Roxana Maracineanu, la ministre des Sports. Aux côtés, également, de Bernard Laporte et de Claude Atcher, respectivement président de la FFR et directeur de France 2023.

Ensemble, ils vont lancer une aventure qui va durer trois ans. Sur l’écran géant, les images de rugby défilent comme autant de sourires vers l’avenir. Un slogan s’affiche, comme une promesse : « La plus belle des rencontres. » Voilà ainsi résumé l’engagement du Groupe GL Events, qui fait référence sur le marché de l’événementiel. Pour Midi Olympique, Olivier Ginon détaille l’importance de ce partenariat, les enjeux pour son groupe et sa vision du développement du rugby français. Un regard forcément avisé.

Les enjeux : une vitrine pour tout le monde


« C’est toujours sympa d’être le premier à accompagner un projet de cette envergure, avec pour ambition de réussir la Coupe du monde. Chez GL, on aime gagner. Le dire revient à enfoncer une porte ouverte. C’est une évidence mais la performance n’en reste pas moins magnifique. Notre groupe compte aujourd’hui 3 934 collaborateurs, il est implanté dans 20 pays, avec plus de 90 implantations dans le monde, accueille chaque année 12 millions de personnes dans plus de 4 200 événements. Le voir accompagner la Coupe du monde 2023 qui se déroulera en France, est une fierté. C’est un très grand événement, qui tombera juste avant les jeux Olympiques de Paris. Cet essai, pour rester dans le langage du rugby, est une formidable opportunité de montrer notre savoir-faire, tout en respectant les valeurs qui y sont attachées : l’éthique, le dépassement de soi, l’exemplarité, l’engagement collectif et l’ambition… C’est un défi à la taille de notre groupe. »

Le prix à payer, c’est secret

« Je ne vous dirai pas combien coûte ce partenariat signé avec France 2023. Je pourrais vous dire que j’évalue le tarif à 0,1 % du chiffre d’affaires que va réaliser le groupe sur les quatre prochaines années… C’est une possibilité, pas une information »

L’ADN « rugby » : question d’éducation

« Le rugby porte des marqueurs que j’apprécie beaucoup. L’éducation des joueurs est essentielle : quels qu’ils soient, tous les joueurs que vous croisez savent dire bonjour. Cela peut paraître basique mais ces notions d’éducation et de respect sont capitales. Il y a aussi ce vouloir faire ensemble, cette capacité et cette volonté collective à construire un projet avant de le mener à bien. Faire et voir très loin ensemble. Ce discours d’hommes et de femmes capables d’être dans l’action, de mener un combat collectif est une des choses les plus importantes qui soient. Depuis la création de GL Events il y a quarante ans, notre éthique n’a pas changé. Le groupe est toujours animé par la même volonté de défi et de surpassement collectif, avec cet esprit de pionnier pour conquérir la France et l’international. »

Le défi français : rassurer, rajeunir et fédérer

« Le rugby français est aujourd’hui relancé par la nouvelle dynamique qui porte sa jeune équipe de France. J’y vois une forme de renaissance, avec un groupe prometteur et ambitieux. Mais il ne faut pas s’arrêter là. Notre objectif est d’accompagner ce sport merveilleux, qu’il retrouve plus d’influence et soit en capacité de jouer un rôle dans notre société. Ses valeurs sont magnifiques et elles doivent servir d’exemple. Nous devons aider la fédération et la Ligue à se structurer. Et, surtout, à attirer de plus en plus de jeunes joueurs, c’est essentiel pour dynamiser le rugby et casser l’image de sport dangereux dont il a été affublé. Ce n’est pas la réalité, on le sait tous. Arrêtons d’en faire une montagne et tous ensemble engageons-nous pour développer une belle image de ce sport de combat et combatif. Je ne me refuse à tomber dans le jeu de la comparaison avec les autres sport et vous noterez d’ailleurs que Jean-Michel Aulas (président du club de football, L’Olympique Lyonnais) était présent jeudi soir pour l’officialisation du partenariat GL Events avec France 2023. »

La part du LOU, le bouclier et l’avenir

« Certains disent que je ne connais pas grand-chose au rugby. Sachez une chose : quand j’investis dans quelque chose, je m’en occupe. C’est le cas, évidemment, avec le Lou qui est monté en puissance ces dernières années et qui a réalisé de belles choses avec deux participations aux demi-finales du Top 14 en 2018 et 2019. On fera mieux à l’avenir. Mais cela ne veut pas dire que je suis à tout prix à la recherche d’un titre, avec l’ambition de tout gagner. Mon sujet principal est d’apporter quelque chose à la ville de Lyon, à la métropole, autour du site d’excellence et de plaisir qu’est le Matmut Gerland. Le titre ? Tout le monde en rêve évidemment. Encore une fois, il y a autre chose derrière. Ce qui m’intéresse par-dessus tout c’est la marche du club, la vision à long terme, la mise en place d’un modèle économique qui permettra d’assurer la pérennité du club… Vous savez, je ne suis pas un actionnaire qui met la pression. Je suis là pour apporter une impulsion forte et, si possible, aller chercher le Bouclier. Je veux transmettre, faire en sorte que cela dure. » 

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