• Malgré leur popularité, les Sunwolves disparaissent après cinq ans d’existence.
    Malgré leur popularité, les Sunwolves disparaissent après cinq ans d’existence. Howard Cleland / Icon Sport / Howard Cleland / Icon Sport / Howard Cleland / Icon Sport
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Super Rugby

Sunwolves, c’est fini

Déjà condamnée à disparaître à l’issue de l’édition 2020, la franchise japonaise des Sunwolves a sûrement joué son dernier match la semaine passée, contre les Crusaders.

La crise du Covid-19 et la mise en place de mesures très strictes de contrôle aux frontières font que toutes les solutions étudiées omettent la structure nippone. Suite au match contre les Crusaders et la suspension indéfinie du Super Rugby, les joueurs ont été renvoyés dans leurs pays respectifs, auprès de leur famille. Les mesures d’isolement forcé de quatorze jours en Nouvelle-Zélande et en Australie interdisent tout regroupement de l’effectif des Sunwolves, pour prendre part à une compétition basée en Australie. Une fin bien triste pour une province maudite mais très populaire.

Seulement 13 % de victoires

Créés dans la douleur en 2015 (effectif comprenant trop de joueurs non-sélectionnables), les Sunwolves devaient être un tremplin pour les joueurs japonais mais n’ont jamais obtenu le soutien des clubs d’entreprise locaux, qui ne souhaitaient pas libérer leurs meilleurs joueurs pour renforcer la franchise. Du coup, c’est avec un nombre important d’étrangers que les Sunwolves ont construit leur effectif saison après saison (neuf nationalités dans le groupe actuel).

Les résultats n’ont bien sûr jamais été à la hauteur des espérances. En soixante-sept matchs, les Sunwolves n’en ont gagné que neuf, pour un nul et cinquante-sept défaites. Il n’en reste pas moins que l’équipe restait populaire auprès de ses supporters au Japon (plus de 20 000 spectateurs pour leur dernier match contre les Chiefs), en produisant un jeu ambitieux et ouvert qui plaisait au public.

Les Sunwolves étaient aussi forcés de jouer trois rencontres à Singapour, pour des raisons contractuelles et pour faire plaisir aux Sud-Africains, qui ont toujours vu d’un mauvais œil cette équipe et qui préféraient ne voler que jusqu’à Singapour.

Pourtant, c’est grâce à ces mêmes Sud-Africains que les Sunwolves ont été créés, afin d’équilibrer une compétition rendue bancale par la création d’une sixième franchise à Port Elizabeth, les Southern Kings, désormais en Ligue celte. Les coûts de gestion faramineux ont eu raison de la Fédération japonaise qui a finalement annoncé, en mars 2019, la fin de la franchise. Cette fin sera finalement arrivée plus tôt que prévu, à cause d’un virus.

Jacques BROQUET
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