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Droits TV

Une manne financière pas une rente

Si les montants pour retransmettre les matchs de rugby par les télévisions sont élevés, le ballon ovale reste à des années lumières du football ou des sports américains. Dans ces sports, les revenus tirés des télévisions sont la principale source de recette des ligues et des clubs.

L’annonce en mai 2016 avait fait l’effet d’une bombe. En anticipant son appel d’offres pour la période 2019-2023, en jouant sur le fait d’une concurrence acharnée entre Canal + et un nouvel entrant aux dents longues, beIN sports, la LNR avait valorisé le Top 14 à près de 100 millions d’euros et obtenue une augmentation de l’ordre de 25 % des revenus issus de la télévision. La chaîne cryptée, s’offrait les droits télévisuels du Top 14 de 2019 à 2023 en exclusivité pour 97 millions d’euros en moyenne par saison. Une somme record, Canal + versait depuis janvier 2015, 74 millions d’euros en moyenne par saison.

Il y a quelques mois, la filiale audiovisuelle de Vivendi frappait encore un grand coup sur la table en remportant l’appel d’offres du Pro D2 jusqu’en 2027 contre un chèque de 8 millions d’euros par an, un chiffre en hausse par rapport aux années précédentes (5 millions versés par Canal + Eurosport, France TV). La chaîne pourra rentabiliser son investissement par des sous-licences. Des discussions étaient bien engagées ces dernières semaines pour que les chaînes de sport du groupe Discovery (partenaire de Midi Olympique sur le site internet Rugbyrama.fr) récupèrent une ou deux rencontres par journée sur leurs antennes.

Depuis 2014, les Coupes d’Europe de rugby sont visibles sur France 2 (qui retransmet les compétitions depuis leurs créations en 1996), mais aussi beIN sports qui a prolongé son bail avec les instances européennes en 2017 jusqu’en 2022. Depuis cette saison, France TV a pu récupérer une deuxième affiche diffusée en clair le samedi après-midi en plus du premier choix programmé le dimanche. Les deux médias s’acquittent d’un montant de 20 millions d’euros annuels, contre 14 millions d’euros auparavant, et permettent surtout à la Champions Cup d’avoir une visibilité (avec deux matchs en clair par week-end) que lui envie sa grande sœur du ballon rond la Champions League.

Droits du prochain mondial ?

France Télévisions est aussi un partenaire de la FFR puisque le service public est un producteur-diffuseur fidèle du Tournoi des 6 Nations au moins jusqu’en 2022, pour un montant annuel estimé entre 15 et 20 millions d’euros plus les matchs des tournées d’automne du XV de France jusqu’en 2020. Ces rencontres vont se retrouver rapidement sur le marché tout comme les droits de la prochaine Coupe du monde 2023 qui doit se dérouler en France et le trésorier de la FFR, Alexandre Martinez, se frottait les mains des bons résultats des Bleus au début du Tournoi des 6 Nations, juste avant de débuter ses négociations avec les diffuseurs.

Toujours est-il qu’en rugby, quel que soit le domaine, les droits TV ne pèsent au mieux que 15 à 20 % des recettes du budget des clubs ou instances. Loin, très loin des sommes du football où les droits représentent jusqu’à 75% des rentrées d’argent.

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