Abendanon : « Je vais arrêter, je n’ai pas le choix »

  • Abendkanon ballon en mains avec son club de Clermont.
    Abendkanon ballon en mains avec son club de Clermont. / Icon Sport
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En fin de contrant en juin prochain, l’international anglais Nick Abendanon, se retrouve dans l’impasse et dans l’obligation de considérer sa carrière finie.

Vous êtes en fin de contrat à Clermont en juin prochain. Quelles sont vos perspectives ?

Il n’y en a pas. Ou plutôt, il n’y en a plus. J’avais des contacts avec quelques clubs, des discussions qui avaient bien avancé. Mais tout s’est refroidi. Je n’ai plus rien.

La situation, avec les compétitions à l’arrêt, ne doit rien arranger…

Oui, ça complique tout. Cette année, c’est la fin de mon aventure à Clermont, je le sais depuis déjà quelque temps. Le club m’a prévenu il y a plusieurs mois. Dans ma tête, j’espérais jouer le plus possible en cette fin de saison pour prouver que je suis encore au niveau et que je mérite un contrat dans un autre club. Mais voilà, la crise est arrivée et comme les autres, je ne joue plus. C’est arrivé au pire moment pour moi. C’est dur mais fin juin, je vais devoir arrêter, je n’ai pas le choix.

On vous sent touché par cette issue…

C’est dur, oui. Pour l’instant, je ne le vis pas très bien. Je ne me sens pas du tout prêt à arrêter, j’ai encore envie de jouer au rugby et cette fin de carrière probable me laisse un sentiment assez injuste. Elle n’est aucunement ma décision. Que voulez-vous y faire… Il y a des choses supérieures, dans la vie, des événements plus forts que vos projets. Je ne me sens pas prêt à arrêter mais s’il le faut, alors, je m’y plierai.

Vous ne laissez pas une porte ouverte, au cas où ?

On verra si des opportunités se présentent dans les prochaines semaines. Je n’y crois pas trop mais malgré tout, dans les mois qui suivront la fin de cette saison, je vais me maintenir en forme. Au cas où. Mais pour l’instant, je n’ai rien si ce n’est un maigre espoir avec un club anglais.

Et en France ?

Rien du tout. En France, entre mon âge (33 ans) et les quotas de Jiff imposés aux clubs, je crois que je n’ai pas vraiment de chance. C’est dommage : avec mon épouse, notre priorité était de rester en France. Notre famille est bien, ici.

Quid des destinations plus exotiques, comme les USA ou le Japon ?

J’ai pu échanger avec le coach des San Diego Legion. Il y aurait peut-être quelque chose qui pourrait se faire là-bas. Mais ce serait plutôt pour l’aventure, leur championnat vient juste de se lancer. Et je sens que ma femme n’en a pas trop envie…

Toutes proportions gardées, votre situation sportive est assez triste…

Oui, c’est triste. Mais ce n’est que du sport, je ne l’oublie pas. Je regarde d’abord l’essentiel : ma famille est à l’abri. Je crois que j’ai plutôt bien su gérer l’argent que j’ai gagné dans ma carrière. Mon souhait de poursuivre n’était pas matériel, c’est l’envie de jouer qui frustre. Il faudra certainement passer outre.

Avec une retraite soudaine, votre après-carrière est déjà prête ?

Oui, j’ai quelques idées sur lesquelles je travaille depuis quelque temps. Ma priorité sera d’apprendre une nouvelle vie, un nouveau quotidien. Il y a quinze ans que le rugby remplit toutes mes journées. Au départ, j’ai aussi envie de prendre un peu de temps pour profiter : passer du temps avec ma famille, jouer au golf avec des amis, visiter toutes les régions de France que je ne connais pas encore… Ensuite, on retournera certainement en Angleterre pour avancer vers de nouveaux projets.

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