Beaumont de nouveau « maître du monde »... Le détail du vote des élections World Rugby

  • L’Anglais Bill Beaumont est réélu en tant que président de World Rugby. Il a recueilli 28 voix contre 23 pour son adversaire, l’Argentin Agustin Pichot.
    L’Anglais Bill Beaumont est réélu en tant que président de World Rugby. Il a recueilli 28 voix contre 23 pour son adversaire, l’Argentin Agustin Pichot. Sportsfile / Icon Sport / Sportsfile / Icon Sport / Sportsfile / Icon Sport
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Samedi, les dirigeants de World Rugby ont choisi le nouveau "maître du monde", en l’occurrence Bill Beaumont. Mais que s’est-il passé en coulisses ?

C’est samedi, à 16 heures précises, que le cabinet indépendant PwC a envoyé un courriel à chacun des candidats à l’élection de World Rugby, l’Argentin Agustin Pichot (45 ans) et l’Anglais Bill Beaumont (68 ans). Ici, point de surprise : comme nous l’évoquions quelques heures avant le verdict, le président en place et ancien capitaine des Lions britanniques et irlandais a donc conservé son rang, et de façon plutôt confortable si l’on en croit le résultat final, 28 voix contre 23. Comme il était attendu, les nations du Nord (les six du vieux Tournoi, 18 voix à elles seules) sont restées fidèles à l’ancien patron de la RFU, quand les pays du Sud (regroupés sous le sigle de Sanzaar et représentant 12 voix) ont tous suivi l’ancien capitaine des Pumas.

Où la décision s’est-elle donc faite, alors ? En raflant les suffrages de plusieurs nations dites mineures (les Fidji, les Samoa, le Canada, 1 voix chacune), en s’assurant le soutien de plusieurs grandes régions (l’Afrique et l’Europe, 2 voix chacune), en convainquant les dirigeants du Japon (2 voix) et en héritant d’une voix de l’Amérique du Nord (la région avait décidé d’offrir un suffrage à chacun des deux candidats), Bill Beaumont a donc gagné le droit d’être "le maître du monde" pour les quatre prochaines années. Quant à Bernard Laporte, qui faisait campagne auprès de l’ancien deuxième ligne du XV de la Rose et lui avait assuré son soutien indéfectible (en cas de défaite, le président de la FFR n’aurait pas été le vice-président d’Agustin Pichot), il remplace donc l’Argentin en tant que bras droit du "chairman" Beaumont, comme disent les Britanniques.

Une opposition Nord/Sud

De l’autre côté du ring, Agustin Pichot a pu compter sur l’appui des quatre pays de la Sanzaar (Argentine, Australie, Afrique du Sud et Nouvelle-Zélande, 4 voix chacun), du soutien des régions Asie, Amérique du Sud et Océanie (2 voix chacune), des voix de l’Uruguay, de la Géorgie, des états-Unis et de la Roumanie (1 voix chacun) et, in fine, de la voix partagée par l’Amérique du Nord entre les deux candidats. Qu’on le veuille ou non, l’élection s’est donc jouée sur une opposition claire entre les deux hémisphères, le Sud favorable à Agustin Pichot et le Nord, dévoué à Bill Beaumont et son colistier Bernard Laporte.

Au soir du scrutin, le vainqueur a déclaré via un communiqué de presse : "Je suis très honoré de la confiance que m’ont aujourd’hui donnée les fédérations membres du conseil de World Rugby. Je voudrais aussi remercier Agustin Pichot, qui a mené une campagne particulièrement digne et avec lequel je partage de très nombreuses idées pour le développement du rugby dans le monde." Désormais, la priorité de Bill Beaumont sera d’œuvrer à l’harmonisation du calendrier international, celui-ci comprenant d’ailleurs la création d’une compétition mondiale pour les hommes et les femmes. Mais sous quelle forme ?

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