Saga Clermont - Opération « fitness »

  • Avec l’arrivée de Sébastien Bézy, le capitaine Morgan Parra voit débarquer une nouvelle concurrence mais surtout une recrue précisément ciblée par le staff auvergnat, dans le souci d’insuffler un nouvel équilibre à un effectif réduit proportionnellement à sa masse salariale. Photos Vincent Duvivier
    Avec l’arrivée de Sébastien Bézy, le capitaine Morgan Parra voit débarquer une nouvelle concurrence mais surtout une recrue précisément ciblée par le staff auvergnat, dans le souci d’insuffler un nouvel équilibre à un effectif réduit proportionnellement à sa masse salariale. Photos Vincent Duvivier
  • Avec l’arrivée de Sébastien Bézy, le capitaine Morgan Parra voit débarquer une nouvelle concurrence mais surtout une recrue précisément ciblée par le staff auvergnat, dans le souci d’insuffler un nouvel équilibre à un effectif réduit proportionnellement à sa masse salariale. Photos Vincent Duvivier
    Avec l’arrivée de Sébastien Bézy, le capitaine Morgan Parra voit débarquer une nouvelle concurrence mais surtout une recrue précisément ciblée par le staff auvergnat, dans le souci d’insuffler un nouvel équilibre à un effectif réduit proportionnellement à sa masse salariale. Photos Vincent Duvivier
Publié le / Mis à jour le

Après de longues négociations avec ses joueurs, conclues par un abaissement des salaires contrebalancé par une clause de retour à meilleure fortune en cas de bons résultats, Clermont a posé les bases d’une saison placée sous le signe du dégraissage.

Tout ne va pas si mal à Clermont. Et même, tout va pour le mieux, quand certaines déclarations du président pendant la crise du coronavirus ont laissé craindre le pire. « À ce moment-là, je me suis simplement fait l’écho du fait qu’on n’aurait pas pu s’en sortir sans aides de l’État, souligne Eric de Cromières. Beaucoup de gens ont critiqué l’action du gouvernement mais en ce qui concerne les clubs de rugby, ils ne peuvent que saluer les efforts qui ont été consentis par l’État pour remettre le sport à flot pour la saison 2019-2020. On attaque donc la saison prochaine sur des bases plus favorables. » Quand bien même la question de la baisse des salaires a pris un peu plus de temps à Clermont que chez la plupart de ses concurrents, provoquant même un coup de gueule présidentiel début juin. « Je ne vais pas vous dire que ça s’est fait les doigts dans le nez, les joueurs défendaient légitimement leur gagne-pain, pointe De Cromières. Mais j’ai honnêtement ressenti un très bon état d’esprit de leur part lors de ces négociations, dont je ne peux que les féliciter. On a finalement réussi à faire admettre qu’il fallait réduire les émoluments de certains, tout en intégrant des clauses de retour à meilleure fortune en fonction des résultats sportifs. »

Crucial début de saison

Une « carotte » qui est évidemment tout sauf anodine, après les difficultés éprouvées la saison dernière, où les joueurs ont notoirement eu du mal à se faire violence lors des rendez-vous "ordinaires" du championnat, donnant l’impression de jouer à l’économie et de ne donner leur pleine mesure que sur certains événements ciblés, notamment en Coupe d’Europe. Des comportements qu’Eric De Cromières ne nie pas, tout en se montrant compréhensif. « Là, on repart sur de très bonnes bases et je suis très confiant parce que je sens les joueurs pleins d’envie. C’est juste dommage qu’on le doive à cette crise. Ce n’est un secret pour personne : on joue trop, c’est tout. Le Top 14 n’est pas une bonne formule dans le contexte actuel. Entre le Top 14, la Coupe d’Europe et les matchs internationaux, à force d’être toujours sur la brèche, nos joueurs en arrivent à une forme d’usure. Laquelle relève d’ailleurs à mon sens davantage de l’usure mentale que de l’usure physique. C’est juste humain. » L’ inactivité forcée ayant eu le mérite de creuser les appétits de titre. « Dire « je veux gagner" pour moi, c’est la même chose que dire « je suis contre le Sida », c’est une évidence, s’amuse De Cromières. Les objectifs, il ne faut surtout pas les définir en fonction de buts précis, il faut raisonner par étapes. » Et en l’espèce, beaucoup de choses se joueront sur les mois de septembre-octobre. « Parce que c’est là que se jouera la phase finale de la Coupe d’Europe, mais aussi les premières journées de championnat. On a bien vu qu’il était toujours plus confortable de bien démarrer, plutôt que de prendre du retard et n’avoir aucune marge de manœuvre… »

Un salary cap abaissé de 1,6 million d’euros

Des objectifs élevés donc, pour tout de suite. Une petite gageure, sachant que l’ASM a subi de grosses contraintes sur sa masse salariale, en plus des négociations évoquées plus haut. « Nous sommes passés d’une saison où nous comptions entre huit et dix internationaux à une saison où nous n’en avions plus qu’un ou deux en activité, rappelle Eric De Cromières. La Convention LNR-FFR est claire, et nous avons donc été obligés de réduire notre salary cap d’environ 1,6 million d’euros sur les deux prochaines années. » D’où ce dégraissage en bonne et due forme, avec 12 départs pour 6 arrivées ? « Je n’utiliserais pas ce mot-là, sourcille le président. Cela correspond à nos besoins, c’est juste une question de logique : si moins de nos joueurs partent défendre les couleurs du XV de France sur le front international, on a mathématiquement besoin de moins de joueurs pour faire face aux doublons et tenir toute une saison avec le club… En outre, nous avons dans nos rangs de jeunes espoirs qui constitueront notre fond de commerce pour assurer une rotation à notre effectif. » Un nouveau départ donc, pour une ASM bien décidée à revenir très vite sur le devant de la scène.

Nicolas ZANARDI
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hommageanoves Il y a 24 jours Le 16/07/2020 à 21:44

Génération dorée a l'USDax ils ont ramener combien de titre les Ibanez,Pelous,Dourthe,Magne aucun titre bien sur,en 1973 c'est le Stadoceste Tarbais qui leurs a sifflé le titre 18.12 pour le Stado-Tarbais