US Cognac : Landreau, retour à la maison

  • Fabrice Landreau, le nouveau directeur sportif du club charentais, est heureux de retrouver les terrains.
    Fabrice Landreau, le nouveau directeur sportif du club charentais, est heureux de retrouver les terrains. UCS Rugby / UCS Rugby
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L’ancien parisien Fabrice Landreau revient dans sa Charente natale avec un plaisir non dissimulé, en endossant un rôle qu’il affectionne : celui de bâtisseur.

C’est l’histoire d’un concours de circonstances. Jusqu’à la mi-mai et l’annonce du départ de Christophe Hamacek à Rouen, rien ne laissait présager que Fabrice Landreau prendrait les rênes du sportif à l’Union Cognac-Saint-Jean-d’Angély. D’autant que l’ancien talonneur s’était vu proposer une nouvelle mission par son club du Stade français. « Je devais m’occuper d’établir les liens entre le centre de formation et les grandes écoles, faire grandir les joueurs en tant que rugbymen mais aussi en tant qu’étudiants, détaille le champion de France 2000. C’était quelque chose de passionnant mais j’avais vraiment besoin de retrouver les terrains. »

Le poste vacant de directeur sportif de l’UCS est donc apparu comme une évidence, d’autant que Landreau entretenait d’excellentes relations avec le coprésident du club, Christophe Lacombe. « C’est une histoire particulière pour moi", avouait début juin celui qui était le dirigeant de Landreau de 2004 à 2007, du côté de Saint-Jean-d’Angély. « Cela fait vingt ans que je suis président et bientôt autant que je connais Fabrice. C’est une façon de boucler la boucle. »

À noter qu’au moment de l’arrivée de Landreau, Cognac Saint-Jean-d’Angély n’était pas certain d’évoluer dans le championnat Nationale. « Cette nouvelle compétition n’était pas encore officialisée mais elle était dans les tuyaux et l’UCS était bien parti pour l’intégrer, explique le nouvel homme fort du club. Même si la création du championnat avait été décalée à la saison 2021-2022, je serais quand même venu dès maintenant pour préparer cette échéance et ce projet. »

Roulez jeunesse

Un projet clair et réaliste tracé très tôt par les dirigeants du club : construire avec des jeunes sur le long terme. « Aujourd’hui, à part cinq ou six éléments, nous n’avons que des contrats semi-professionnels,avec des joueurs qui ont une activité à côté du rugby, explique Landreau. C’est ce qui va peut-être être compliqué sur l’ensemble de cette saison. L’objectif sera d’abord de rester en Nationale pour ensuite, à moyen terme, structurer le club, n’avoir que des contrats à temps plein, et pourquoi pas un jour prétendre au Pro D2. »

N’ayant ni les moyens ni l’envie de faire des folies sur le marché des transferts, l’UCS a misé sur de nombreux jeunes issus des clubs de Top 14 et Pro D2 : Bayonne, Biarritz, Bordeaux-Bègles, La Rochelle… Ces jeunes talents, barrés dans leur club formateur, ont trouvé refuge en Charente en quête de temps de jeu. Et attendent d’être les briques qui constitueront la nouvelle maison du bâtisseur Fabrice Landreau.

Leader de sa poule de Fédérale 1 au moment de l’arrêt de la compétition, l’UCS reste un club très jeune, né en 2017 de l’union de l’Union sportive cognaçaise et du Rugby Athlétic Club angérien. "La première étape, la greffe des deux clubs, a été franchie avec succès", se satisfait le coprésident Christophe Lacombe. Il faut dire que les excellents résultats sportifs ont donné toute sa légitimité à cette fusion. Le développement de la formation sera le principal chantier du club dans les années à venir. "Il va falloir créer un environnement favorable, pour d’abord permettre aux enfants du coin de s’essayer au rugby et avoir des équipes de jeunes qui participent aux principaux championnats nationaux, admet Fabrice Landreau. Et pour cela, il va falloir renouer tous les contacts qu’avaient les deux entités avec les autres clubs du bassin mais aussi avec le milieu scolaire." Une attractivité qui passe aussi par les infrastructures. La rénovation du vétuste Parc des Sports de Cognac, portée par le club et la communauté d’agglomération, est ainsi en bon chemin.

Baptiste PERY
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