Saga Castres - Delaporte : « Castres veut garder son image d'équipe chiante à affronter »

  • Baptiste Delaport
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Troisième ligne de Castres frustré de la saison dernière, lui qui avait suppléé Mathieu babillot dans le délicat rôle du capitaine, aborde cette saison avec une grande soif de revanche.

Comment se passe la reprise en collectif ?

Fort heureusement, nous avons pu nous réentraîner collectivement assez rapidement. Nous n’avons pas eu de cas de Covid-19 et on a bien avancé. En plus du travail physique qui s’impose après une longue coupure, on a pu travailler en détail notre plan de jeu, nos systèmes, nos touches et nos lancements. C’est une bonne chose car nous avons eu pas mal de recrues cette année et que les matchs amicaux vont arriver très vite.

Le jeu castrais va-t-il évoluer ?

Il ne va pas changer, mais il va évoluer oui. Les acquis de la saison dernière sont toujours là, nous nous sommes appropriés le système de jeu mis en place la saison passée. Il faut encore progresser dans nos systèmes offensifs et défensifs. On veut aussi garder notre image d’équipe dure, d’équipe chiante à affronter. On veut rester Castres.

Beaucoup de cadres emblématiques sont partis. Ne laissent-ils pas un grand vide ?

Si, d’autant qu’ils viennent juste de partir. Le souvenir de leur présence est encore frais car nous n’en sommes qu’au début de la saison. Tous ces joueurs ont marqué le club de leurs noms. Maintenant, le club a effectué un recrutement important qui apporte beaucoup de fraîcheur et de jeunesse. Il y a aussi des joueurs d’expérience, comme Tyler Ardron mais ce recrutement marque un vrai renouveau. Maintenant, on a envie de construire un truc avec ce nouvel effectif. J’ai le sentiment aussi que les mecs sont venus ici pour faire quelque chose, pour s’inscrire dans la durée avec le club. Les Barlot, Nolstadt ou Vanverberghe sont venus à Castres pour gagner. C’est bien.

Quel goût gardez-vous de la dernière saison ?

Ce n’était pas une bonne saison en termes de résultats. Personnellement, ce fut une expérience humaine immense car on m’a donné, après la blessure de Mathieu Babillot, l’opportunité de devenir capitaine de cette équipe et cela m’a permis de me développer. Après, cette saison me laisse un goût étrange car on s’est senti beaucoup plus performants sur les dernières semaines, et les résultats le montraient. On rebasculait, on effaçait le négatif du début de saison. On ne saura jamais où cela nous aurait mené mais on aurait pu faire une meilleure fin de saison, embêter quelques clubs et pourquoi pas rêver de qualification. Ce fut une saison de transition. Mais ce qui est sûr, c’est que je ne veux plus évoluer dans cette partie du classement.

Les mauvais résultats ont remis en question votre capitanat, comment l’avez-vous vécu ?

Je n’ai pas envie que l’on me plaigne. Franchement, j’ai pris énormément de plaisir à tenir ce rôle. C’était très dur d’être capitaine d’une équipe qui gagnait peu, même si nous avons quand même été capables de nous qualifier pour les quarts de finale de Challenge Cup, ce qui n’est pas rien. Mais c’était génial. Être leader, ça demande beaucoup. Tu consacres ta vie à l’équipe. Mais encore une fois, je n’ai pas été bombardé capitaine, je n’ai pas été victime de cette situation. J’ai beaucoup appris.

Ce quart de finale de Challenge arrive vite…

Oui, et c’est génial. La Coupe d’Europe m’a toujours beaucoup attiré. Cela m’agaçait d’ailleurs quand j’entendais que l’on lâchait cette compétition. On a toujours fait ce qu’il fallait pour espérer une qualification. Là, c’est une grande opportunité. La finale peut arriver très vite. Vous vous rendez compte ? On pourrait gagner un titre avant la fin de l’année, et potentiellement se qualifier pour la Champions Cup l’année suivante. Cela aura un coût humain car on va certainement y laisser des plumes mais cela en vaut vraiment le coup.

Midi-Olympique
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