Saga Perpignan - Walcker, le meilleur à venir

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Le pilier gauche Enzo Forletta parti au MHR, Quentin Walcker devrait être propulsé titulaire à seulement 24 ans. Une récompense pour ce joueur miraculé, et un pari osé pour l’Usap.

Est-il encore utile de retracer l’histoire et de ressasser le début de carrière tumultueux de Quentin Walcker ? International français chez les moins de 20 ans, le pilier au profil athlétique est passé tout près de l’arrêt de carrière, si ce n’est pire. Le 2 mars 2018 sur la pelouse de Nevers, le jeune usapiste se blesse gravement aux cervicales. L’incertitude laisse finalement place à sept mois de convalescence. Mais alors qu’il retrouve les pelouses et découvre en même temps le Top 14, Quentin Walcker est victime d’une rupture des ligaments croisés du genou peu de temps après. Ce n’est que la saison dernière, en Pro D2, que le gaucher a pu retrouver un semblant de rythme (11 matches, 4 titularisations). Doublure d’Enzo Forletta avant l’arrêt de la compétition, Quentin Walcker affichait déjà de sérieuses ambitions. "Je suis un compétiteur et sur le terrain, il n’y a qu’une place. Ce qui ne tue pas rend plus fort. J’ai réussi à me relever et je me sens largement plus fort qu’avant. Mentalement et physiquement", nous confiait-il. Encore loin de son meilleur niveau, ce dernier réalisait toutefois des entrées en jeu convaincantes. C’est en tout cas ce qu’a jugé le staff catalan cet été. Forletta parti à Montpellier, aucun recrutement n’a été réalisé pour renforcer l’axe gauche de la mêlée catalane et pour remplacer numériquement celui qui endossait le numéro "1" depuis 2014 et la première relégation de Perpignan.

"Que mon corps me laisse tranquille"

Comme son prédécesseur, Quentin Walcker se voit confier de sérieuses responsabilités. À seulement 24 ans. Ce qui n’a pas l’air d’effrayer le principal intéressé. "C’est cool de la part des entraîneurs de me laisser la place et de pouvoir endosser ce rôle. Il me tarde vraiment de connaître une bonne saison pleine. Ça ferait du bien à la tête. Arrêter toutes ces conneries de blessures. Il me tarde que mon corps me laisse tranquille, au moins un an, il ne faut pas trop lui demander (rires). Il me tarde de reprendre. Je me dois une revanche après ces dernières années de galère", confie-t-il, plus confiant que jamais. Sur le terrain, Quentin Walcker semble s’inscrire dans le projet de jeu de Patrick Arlettaz. "Mon style de jeu ? C’est la mobilité sur le terrain. J’adore la défense, prendre des ballons, de la vitesse… ça me plaît énormément. Je prône le jeu de mouvement. Plus ça court, mieux ça me va", résume celui qui présente toutes les caractéristiques du pilier moderne. Avec comme principale marge de progression, le secteur de la mêlée fermée, si propre au championnat de France de Pro D2.

Emilien Vicens
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