Brasseurs écolos

  • Jean-François Pottier et Julien Dumora, associés dans la production de bières artisanales biologiques.Photos DR
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L’arrière du Castres Olympique, Julien Dumora, s’est associé à Jean-François Pottier, un ami grand connaisseur de bière, connu dans des circonstances particulières pour produire sa propre marque, "la petite landaise". Une bière bio, de qualité.

C’est un fait : rugby et bière ont toujours fait bon ménage. Alors il n’est pas si étonnant de voir qu’un rugbyman pro, en l’occurrence l’arrière du Castres olympique Julien Dumora, décide un jour de créer sa propre marque de bière. Ce qui est plus original, c’est qu’il décide de faire une bière bio. Et cette idée, il ne l’a pas eue seul puisqu’il a créé « La petite Landaise » en collaboration avec Jean-François Pottier, un père de famille en reconversion professionnelle que Dumora a rencontré en 2008 dans des circonstances un peu particulières…

Improbable rencontre

Flash-back. À l’époque, l’arrière n’a que 19 ans et est encore un pensionnaire du centre de formation de son club formateur, la Section paloise. Malgré son jeune âge, il participe à l’opération « Un maillot pour la vie » et rend visite en compagnie d’autres sportifs tels que les basketteurs de l’Elan béarnais aux enfants de l’hôpital de Pau. Parmi eux se trouve justement le petit Baptiste, le fils de Jean-François Pottier alors âgé de 10 ans : « Baptiste ne connaissait pas le rugby, mais il avait demandé à voir des rugbymen, raconte Dumora. Je me souviens qu’il souffrait d’une maladie assez mystérieuse qui lui donnait de grosses poussées de fièvre et avait le visage criblé de boutons. » Quelques mois plus tard, les deux hommes se recroisent par hasard dans les rues de Pau. Le joueur invite l’heureux papa à un match, qui lui rend la politesse autour d’un bon repas. Une amitié naît, « et cela fait douze ans que cela dure », sourit « Dum’s ». Pottier est un grand amateur de bière : « Il a fait un tour du monde et a ramené les capsules de toutes les bières qu’il a goûtées, explique l’arrière. C’est lui qui, un jour, m’a dit : « ça te dirait pas que l’on fasse notre propre bière ? » Je trouvais ça excitant de tout faire, du début à la fin : trouver le nom, dessiner le logo, choisir des goûts… Cela m’a tout de suite plu. » Rapidement, les compères se mettent d’accord sur le concept : produire une bière bio, de qualité, à petite échelle, dont la fabrication resterait respectueuse de l’environnement et qui serait produite dans les Landes.

« On collait les étiquettes avec du lait »

Avant de se lancer dans le grand bain, les deux hommes installent un petit atelier de fabrication dans une dépendance de la maison de Jean-François Pottier, à Contis : « Il y avait un billard et un flipper, on a tout viré pour y mettre trois cuves de 200 litres d’abord, pour voir. Puis rapidement, on a eu besoin de place, car les essais ont été concluants et la demande a été au rendez-vous », se souvient le Castrais. Aujourd’hui, La petite Landaise possède son propre local situé à Saint-Julien en Born, juste à côté de Contis et à quelques kilomètres au sud de Mimizan : « Devant, on a une boutique et un bar, et la partie arrière et dédiée à la fabrication de la bière. » « La petite Landaise » est distribuée dans une centaine de points de vente à travers le Grand Ouest, essentiellement dans les magasins et épiceries bio : « Le bio a toujours été à la base de ce projet, insiste Dumora. Tous nos ingrédients sont bios, de A à Z. Nous sommes très régulièrement contrôlés par des organismes compétents et on fait tout pour limiter l’impact sur l’environnement. À un moment, on collait même nos étiquettes avec du lait pour éviter d’utiliser de la colle… »

Les deux compères ont également diversifié leur gamme, en passant de trois modèles (une blonde, une rousse, une brune) à six : « Nous avons maintenant trois blondes différentes, une rousse, une blanche, et une « black » de type Guinness, sans compter les bières de saison à Noël et au printemps. » Et vous savez quoi ? Le petit Baptiste, à qui Julien Dumora avait rendu visite alors qu’il était sur un lit d’hôpital il y a une douzaine d’années est aujourd’hui un des salariés de l’entreprise… La boucle est bouclée.

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