Clermont - UBB : monter en intensité

  • Les Clermontois de Kotaro Matsushima et Rabah Slimani veulent monter petit à petit en régime. Ce match de préparation contre l’UBB sera un premier test... Photo Vincent Duvivier
    Les Clermontois de Kotaro Matsushima et Rabah Slimani veulent monter petit à petit en régime. Ce match de préparation contre l’UBB sera un premier test... Photo Vincent Duvivier
Publié le , mis à jour

Après un premier entraînement dirigé mi-figue mi-raison disputé face à Aurillac, les Auvergnats souhaitent monter en régime le plus rapidement possible, la perspective du quart de finale de Coupe d’Europe face au Racing approchant à grand pas. En face, l'UBB continue sa préparation par palliers, avec quelques mises au point arbitrales au passage. 

Place aux choses sérieuses ! Après un entraînement dirigé de trois fois trente minutes face au voisin aurillacois durant lequel le manager Franck Azéma a procédé à une large revue d’effectif et noté « beaucoup d’enthousiasme et de solidarité », les Auvergnats poursuivent cette semaine leur préparation face à un adversaire d’un tout autre calibre. De quoi décupler les attentes, à moins d’un mois d’un quart de finale de Coupe d’Europe face au Racing 92, d’autant que la première sortie des Jaunards a logiquement été marquée par de nombreuses scories, entre indiscipline et fautes de main. « En plus de la coupure liée au coronavirus, nous avons eu beaucoup de mouvements dans le groupe avec de nombreux départs et peu d’arrivées, nuançait le capitaine Morgan Parra. Les oppositions face à l’UBB et le Lou (samedi 29 août à 18 h 45 au Michelin) doivent nous permettre de nous jauger et de prendre les premiers repères de ce groupe en construction. » « À nous d’élever notre niveau et de gommer progressivement ce qui ne fonctionne pas encore, précisait le manager Franck Azéma. Tous les joueurs ont désormais envie de se confronter au niveau de l’engagement, de la qualité du contenu, de la préparation physique ou encore de la cohésion. Ces matchs servent à cela. » « Nous avons tous besoin de monter en puissance, confirmait Morgan Parra. Sur ces premières rencontres, il faudra capitaliser de la confiance et prendre certains repères tactiques afin d’aborder de la meilleure des manières nos deux premiers matchs de championnat et surtout, le quart de finale européen qui arrivera en suivant. »

Parra : « On essaie de rester dans notre bulle »

Ainsi, face aux craintes légitimes liées que laisse planer l’évolution de l’épidémie sur la reprise c’est compétitions, c’est bien l’excitation qui l’emporte malgré tout. « Même s’il existe et existera encore longtemps de l’incertitude, nous essayons de rester dans notre bulle, souffle Parra. Nous faisons attention et essayons de maîtriser tout ce que nous pouvons en sachant très bien qu’il est impossible d’être totalement à l’abri. » Un sentiment partagé par le jeune talonneur en provenance de Grenoble, Etienne Fourcade, impatient de connaître ses « vrais » débuts sous ses nouvelles couleurs. « Cela fait six mois que tout le monde attend ce moment. Nous sommes à quelques semaines de la reprise et même si nous savons très bien que nous n’aurons pas la main sur tout, il est de notre responsabilité de respecter toutes les consignes afin que le championnat puisse reprendre normalement. » Quitte à procéder à quelques mesures… Ainsi à Tulle, la jauge des spectateurs devrait être limitée à 1 800 personnes pour permettre un accueil dans des conditions sanitaires optimales. Forcément frustrant pour de nombreux supporters auvergnats qui brûlent de découvrir leur nouvelle équipe dans des nouveaux maillots officialisés cette semaine, mais qui auront au moins le plaisir de la retrouver au Michelin une semaine plus tard face à Lyon. Avec le plus de certitudes possible, on l’espère…

Journal de la phase 4

Selon le programme de Christophe Urios, l’UBB vit donc sa phase 4, celle des matchs proprement dits. « La phase terminale avant la reprise », a précisé le manager bordelais. Les choix et les opinions s’affinent sur les profils des uns et des autres et les oppositions montent en gamme. Après Biarritz, voilà Clermont, possible rival des Bordelais pour le haut du tableau.

Mardi la séance nous a semblé très disputée avec de vrais contacts, et surtout avec l’intervention d’un acteur extérieur, Romain Poite, l’ancien arbitre international. On l’a vu très investi pour préciser plusieurs points à des joueurs qui faisaient cercle autour de lui. « Il n’y a pas de nouvelles règles », a précisé Christophe Urios. Pour dissiper une idée reçue qui parcourt le monde du rugby. « Depuis le début de la phase 3, nous avons fait intervenir des arbitres chaque semaine. Je voulais qu’il fasse un point sur les attitudes sur les rucks et les lignes de hors-jeu. Il n’y a pas de nouvelles règles, mais il y a des adaptations et des orientations. Ils veulent que ça aille vite, sur le plan offensif et sur le plan de la contestation. Il faudra donc être précis. »

Pas question pour les Bordelais de se faire surprendre par tel ou tel coup de sifflet. Le haut niveau, c’est aussi et surtout le souci du détail. La phrase est bien connue, elle est même rabâchée, mais on ne doute pas qu’elle prenne tout son sens dans le désir de maîtrise du coach bordelais. Christophe Urios n’a pas semblé trop déçu par le match de reprise face à Biarritz. « Je n’ai pas aimé les quinze dernières minutes mais j’ai trouvé que nous étions dans les clous globalement après six mois d’inactivité. On y verra plus clair après ce cap de l’ASM. » Avec trois jours de recul, il a précisé l’un des ressorts de cette première sortie. Les joueurs n’ont pas été alignés au hasard pour cette inauguration. « Je n’ai pas changé tous les joueurs toutes les vingt minutes comme on me l’a dit, on a changé de pilier droit toutes les vingt minutes. C’était un point important. » Le poste semble donc très sensible avec une concurrence entre Cobilas, Tameifuna, Kaulashvili et, Tabidze. « C’était important pour qu’ils soient en position de faire de vraies mêlées. Contre Clermont, ils ne seront plus que trois. On a joué à 39, on va essayer d’être à 35 contre Clermont et on baissera encore pour le dernier match. »

Une chose est sûre, Christophe Urios a pu observer tout son monde. Seul Thierry Paiva est blessé (il est en phase de reprise). Le nouveau Ben Lam a été scruté évidemment. « Il est encore en phase d’observation. C’est un professionnel, il connaît la musique. »

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