Premiership : Les Saracens intenables

  • Bradley Barritt (au centre) devait prendre sa retraite en juin dernier mais a prolongé son contrat jusqu’à la fin de l’actuelle saison. Photo Icon Sport
    Bradley Barritt (au centre) devait prendre sa retraite en juin dernier mais a prolongé son contrat jusqu’à la fin de l’actuelle saison. Photo Icon Sport PA Images / Icon Sport - PA Images / Icon Sport
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Les futurs relégués n’ont jamais semblé aussi forts. Ils multiplient les scores fleuves avant leur quart de finale européen.

Assommés par la sanction la plus terrible de l’histoire du championnat d’Angleterre, les Saracens se sont relevés illico presto. Avant de se retrouver en D2 cet automne, ils maintiennent une cadence assez incroyable pour finir un Premiership où ils ne jouent plus rien. Depuis la reprise post-covid (le 15 août), ils ont gagné trois matchs sur quatre. Ils ont perdu de peu chez le deuxième (Bristol) en ouverture, puis ils ont enchaîné avec trois victoires en marquant 38, 36 et 40 points. Les Harlequins, Gloucester et les London Irish n’ont pas pesé lourd face aux Sarries, toujours entraînés par Mark MacCall. Lundi, ils ont concassé les pauvres Exiles sur leur terrain de Reading en marquant six essais (doublé de George, doublé de Barrington, Barrit et Billy Vunipola).

Baroud d’honneur

Une démonstration de rugby clinique. "Nous avons été un peu inégaux ce soir. Mais c’est vrai que quand nous allons dans les 22 mètres adverses, nous repartons généralement avec des points. C’est un truc que nous travaillons. Collectivement, nous ne sommes pas encore prêts pour le Leinster mais individuellement, certains joueurs sont vraiment très bons." Le technicien nord-irlandais a lâché le mot-clé : Leinster. Le 19 septembre, les Saracens iront défier la province de Dublin en quart de finale de Champions Cup. Tous les matchs servent à préparer ce rendez-vous magistral. Les Saracens le vivent comme un baroud d’honneur avec le désir d’empocher carrément la Coupe d’Europe. Quoi qu’on pense de leurs errements financiers, ça aurait une sacrée gueule.

Malgré la relégation sur tapis vert, l’équipe a toujours fière allure. Les dirigeants ont persuadé le noyau dur (Itoje, Farrell, les frères Vunipola et George) de rester au bercail, malgré la relégation. Ils ont même recruté un international gallois, le demi de mêlée Aled Davis. L’équipe a certes perdu des éléments - Kruis (Japon), Skelton (La Rochelle), Lamositele (Montpellier) - mais la plupart des départs l’ont été sous forme de prêt : Lozowski, (Montpellier), Malins et Earls (Bristol), Isiekwe (Northampton), Tomkins (Newport). Ils devraient revenir en 2021 car, apparemment, la soupe est encore bonne aux Saracens. Rendez-vous samedi face aux Wasps pour un nouvel hors d’œuvre.

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Jérôme PREVOT
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