Confirmation demandée à Aurillac

  • Après un match concluant face à Grenoble, les Aurillacois de Thomas Salles doivent confirmer face à Colomiers. Photo Icon Sport
    Après un match concluant face à Grenoble, les Aurillacois de Thomas Salles doivent confirmer face à Colomiers. Photo Icon Sport
Publié le , mis à jour

Si les Cantaliens se sont rassurés face à Grenoble, il va falloir enchaîner avec la venue d’un autre gros morceau, Colomiers.

Un pack dominateur, une touche solide et qui perturbe l’adversaire, l’animation au pied, la précision de Thomas Vincent ou encore les intentions dans le jeu. "Si on dit qu’on n’est pas satisfait au sortir du match de Grenoble, c’est qu’on est hypocrites. Sincèrement, dans l’engagement, il n’y a rien à reprocher aux joueurs, comme sur l’état d’esprit encore moins sur le dernier match où ils ne lâchent rien durant quatre-vingts minutes", souligne Roméo Gontineac. Des joueurs avec la banane aux lèvres d’ailleurs, qui s’y filent aux entraînements sous les yeux très attentifs du coach, mais aussi de ses adjoints : Maxime Petitjean pour les lignes arrières, Mathieu Lescure et David Banquet pour les avants. Et les deux derniers peuvent être plus que satisfaits quand on voit comment les joueurs ont réagi sur les phases défensives de ballons portés, même offensives, sur une mêlée encore dominatrice.

D’une manière générale, cela faisait bien longtemps que l’on n’avait pas vu un Stade aurillacois avec autant d’intensité sur un match. Du positif certes, mais pas question de se relâcher. "Notre jeu n’est pas encore au point. Il reste encore beaucoup de travail à faire, martèle le technicien roumain qui déteste s’attarder sur le passé et se concentrer sur le présent. D’une semaine à l’autre, les choses changent. On se doit de s’améliorer, de s’adapter… Que l’on change un, deux, trois, voire quatre joueurs dans les lignes ou dans l’alignement, il faut que notre jeu soit huilé."

La vérité du terrain

Depuis quatre ans maintenant, les Aurillacois ne savent que trop bien qu’il ne sert à rien de tirer des plans sur la comète. La vérité, elle est sur le terrain, à la fin d’un match où seule la victoire compte. "Tout tourne tellement vite, insiste Gontineac. Alors il faut être lucide, patient et travailler encore et encore." Le temps des félicitations est révolu car ce soir, c’est Colomiers au menu. Des Columérins qui eux aussi savent que rien n’est jamais acquis. Premiers de la phase régulière avant l’épisode covid-19, ils se sont fait surprendre dès la première journée à Valence-Romans, dernier de la classe sur l’exercice précédent. Nul doute qu’ils ne viendront pas dans le Cantal pour regarder jouer les Rouge et Bleu.

Quand on voit ce que Colomiers est capable de produire, "on se pose des questions : peut-on reproduire la même chose, avec le même groupe ? C’est une très belle équipe avec des individualités qui peuvent faire la différence à chaque instant", relève l’entraîneur. De toute façon, le Stade aurillacois n’a pas le choix. Contraints depuis septembre 2016 à ne pas perdre à domicile sous peine de vivre une saison sous pression, voire cauchemardesque, les coéquipiers de Pierre Roussel vont devoir remettre le couvert au niveau de l’intensité, sans parler de leur jeu. Il ne faudra ouvrir aucune porte face aux Hauts-Garonnais, ne laisser aucune marge de manœuvre.

C’est dans cette perspective que le groupe a travaillé cette semaine, le staff pouvant même s’appuyer sur les retours de quelques cadres, notamment dans les lignes arrières, comme AJ Coertzen, Rhema Sagote ou encore Gauthier Minguillon. Le Stade aurillacois va avoir le choix des armes, reste à faire mouche !

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Jean-Marc AUTHIÉ
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