Les racines de l’ASBH lui donnent des ailes

  • Tristan Tedder a souligné le gros travail de son paquet d'avant
    Tristan Tedder a souligné le gros travail de son paquet d'avant Icon Sport - Icon Sport
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Première victoire pour les Biterrois, après trois défaites dont deux bonifiées à l’extérieur. Ils s’offrent une bouffée d’oxygène.

L’hommage de Tristan Tedder est à la hauteur de la performance de ses coéquipiers : "Je donne le crédit de cette victoire à nos avants. Ils nous font gagner." Succinct mais tellement vrai. Le numéro dix poursuit dans un sourire : "Nous, les trois-quarts, on a chassé les chandelles." Ennuyeux à réaliser comme à regarder. Et pourtant, ce travail de l’ombre représente la face cachée de ce succès libérateur.

Une victoire, que l’ASBH a d’abord acquise en conquête. Le manager David Aucagne confirme : "Grenoble était un peu dans le doute, comme nous. Nous voulions donc appuyer sur leurs petites faiblesses du moment, sans être méchants. La mêlée, on était bien dessus comme on avait pu le voir à Biarritz."

Ultradominateurs, les Héraultais concassent les Isérois en mêlée et récoltent la bagatelle de six pénalités (plus deux bras cassés). Impressionnant, comme les nombreuses avancées de leurs groupés-pénétrants.

Des "racines" fortes et un ADN réaffirmé, à l’image de cette défense de fer jusqu’à présent trop facilement trouée.

Une mêlée des grands soirs

Retrouvées sur leurs forces, les troupes du capitaine Bisman progressent aussi sur leur faiblesse principale. "Je suis surtout content de notre discipline. Sur les trois premiers matchs on fait beaucoup de fautes et surtout, des erreurs bêtes qui nous ont fait mal. Je sens aussi que l’équipe est moins agressive par rapport à l’arbitre, plus respectueuse. Je retiendrai donc surtout les attitudes", ajoute le technicien.

Moins fébriles, les locaux respectent enfin leur plan de jeu à la lettre et affichent aussi une maîtrise nouvelle. Dans un jeu de pression exécuté par Tedder, qui avait déjà sept coups de pied à son compteur après le premier quart d’heure… "On avait remarqué que Grenoble défendait très haut et montait vite. Et que du coup, ils étaient moins présents sur le fond du terrain", précise l’intéressé, auteur de dix-sept points.

La "chasse" est ouverte et les centres Gimeno et Williams, aidés par leurs ailiers, dominent les débats aériens. Gênés, les visiteurs cafouillent la majorité de leurs réceptions et perdent ainsi autant de munitions de relance.

Une occupation du terrain efficace des locaux, qui contrôlent le rythme du match et misent sur les jeux au pied offensifs de leur ouvreur pour faire des différences. Illustration parfaite sur le seul essai du match : diagonale de Tedder sur l’aile opposée pour Courtaud, passe en tombant de ce dernier, et Thibault Bisman plonge dans l’en-but trois temps de jeu plus tard. Des "racines" et des ailes…

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Julien LOUIS
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