Pour le Racing, c’est l’année ou jamais

  • Maro ITOJE of Saracens during the Champions Cup Semi-Final match between Racing 92 and Saracens on September 26, 2020 in Nanterre, France. (Photo by Sandra Ruhaut/Icon Sport) - Paris La Defense Arena - Paris (France)
    Maro ITOJE of Saracens during the Champions Cup Semi-Final match between Racing 92 and Saracens on September 26, 2020 in Nanterre, France. (Photo by Sandra Ruhaut/Icon Sport) - Paris La Defense Arena - Paris (France) Icon Sport - Icon Sport
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En mettant un terme à la domination des Saracens en coupe d’Europe, le Racing 92 s’est aujourd’hui positionné comme le favori de la finale de la compétition, prévue le 17 octobre prochain à Bristol. Voici pourquoi...

Il y a trop longtemps que le Racing tourne autour de la Champions Cup. En réalité, il y a quatre ans que cette équipe, championne de France en 2016 à Barcelone, a fait de la coupe d’Europe son objectif majeur, programmant saison après saison son pic de forme pour les phases finales du tournoi continental. Finaliste de la compétition en 2016 (face aux Saracens, à Lyon) et en 2018 (contre le Leinster, à Bilbao), le club des Hauts-de-Seine a, cette fois-ci, une occasion en or de marcher sur le toit de l’Europe, les "invincibles" de Londres et Dublin étant aujourd’hui écartés de la course au titre. Car est-ce manquer de respect à Exeter, si fort contre le Stade toulousain, que d’affirmer que cette équipe est plus à portée que ne l’aurait été le Leinster à Dublin ? Est-ce un délire que de penser que, face à un adversaire inexpérimenté à ce niveau de compétition, le Racing abordera la finale en favori ?

Le dernier baroud des "papas"

Avant de dominer l’Europe pendant cinq ans, les Saracens s’étaient eux aussi cassé les dents en phases finales, échouant en quart, en demi puis en finale du tournoi. De l’autre côté du périph’, la problématique est peu ou prou la même et, pour des joueurs tels Wenceslas Lauret, Henry Chavancy, Antonie Claassen, Maxime Machenaud, Bernard Le Roux, Eddy Ben Arous ou Juan Imhoff, l’occasion qui se présente à l’automne 2020 sera peut-être la dernière. Hé quoi ? Ces joueurs, trentenaires et cadres de l’équipe depuis des lunes, ont tout connu aux côtés de Laurent Travers. Tout ? La question, sauf à vouloir insulter votre intelligence, ne mérite pas de réponse et, à ce sujet, on retiendra donc simplement ce que nous confiait "Groot" Lauret, il y a quelques jours : "la Coupe d’Europe, je tourne autour depuis bien trop longtemps. Je l’ai désirée, effleurée, caressée mais je ne l’ai jamais soulevée. Aujourd’hui, j’en ai marre de rêver. Je veux la gagner." Pour leur dernier baroud, les papas du Racing 92 se sont promis un souvenir inoubliable, un Graal qui ferait de leur aventure dans le "92", jusqu’ici satisfaisante, une indéniable réussite. Laurent Labit, l’ancien bras droit de Laurent Travers, analyse : "à part Ali Oz et François Trinh-Duc, tous les joueurs qui étaient sur la feuille de match contre les Saracens sont au club depuis longtemps. Je ne dirais pas que tous les joueurs sont aujourd’hui à leur apogée, mais presque, et ils le sont sûrement en tant qu’équipe. Quand on voit le niveau de Teddy Iribaren et ce que peut apporter Maxime Machenaud sur une fin de match, par exemple, on se dit qu’il n’y a pas beaucoup mieux en ce moment…"

Physiquement, le Racing est supérieur

Si tout va bien, les Racingmen présenteront à Bristol leur équipe type : Bernard Le Roux aura récupéré d’une fracture du plancher orbitaire, Kurtley Beale aura purgé sa suspension, Henry Chavancy aura soigné une déchirure à la cuisse et Fabien Sanconnie, sorti sur commotion cérébrale samedi, aura toute sa tête. Se poseront alors, pour Travers, plusieurs questions, à savoir s’il doit sacrifier au milieu du terrain Olivier Klemenczak, titulaire en quart et en demi, décaler Simon Zebo sur une aile pour faire une place à la star de son recrutement et placer Donnacha Ryan, immense contre les Saracens, sur le banc de touche pour réintégrer Bernie. "Kurtley Beale, poursuit Labit, c’est le cas délicat à gérer. Avec sa suspension, il ne pourra reprendre que contre Toulouse une semaine avant la finale. Est-ce que ce sera assez pour l’intégrer à l’équipe qui s’est qualifiée ? Ce sera une vraie question. L’avantage avec cette saison, c’est qu’il y a trois titres à aller chercher et peut-être que dans cette optique, le Racing fera le choix de le relancer plus tard."

Quoi qu’il se passe dans le 15 majeur francilien, le Racing semble néanmoins supérieur à Exeter dans la dimension physique et, si vous avez encore un doute à ce propos, on vous rétorquera qu’aucune équipe n’avait dominé les Sarries sur les impacts comme l’ont fait les Racingmen en fin de match, samedi dernier. Alors, le Racing peut évidemment être battu par les Chiefs, à Bristol. Mais si c’est le cas, on ne sait pas si cette équipe se relèverait d’une nouvelle gifle, à ce stade de la compétition…

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