Dufour, à la recherche du temps perdu

  • Florian Dufour est le troisième joueur le plus utilisé en ce début de saison à Brive.
    Florian Dufour est le troisième joueur le plus utilisé en ce début de saison à Brive. Photo Diarmid Courrèges
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Les Corréziens vont recevoir le leader toulousain, samedi. Un révélateur pour le collectif et pour Florian Dufour, le taulier au talonnage en ce début de saison.

La semaine passée, le CABCL a désigné, sur les réseaux sociaux, les quatre prétendants au titre de meilleur joueur du mois de septembre. Les supporters ont le choix entre la machine à plaquer Retief Marais, le percutant Nico Lee, le spectaculaire Axel Muller et le nouveau venu Florian Dufour.

Arrivé en provenance de Bordeaux cet été, le talonneur de 22 ans - il soufflera ses 23 bougies le 29 octobre - s’est vu responsabiliser à la vitesse éclair en raison des indisponibilités longue durée de Thomas Acquier et Vano Karkadze. "Le malheur des autres est un peu ma chance, évoque, du bout des lèvres, le natif de Sainte-Foy-la-Grande. Je n’ai pas à me plaindre pour mes débuts : j’ai été titulaire trois fois en trois matchs." Du temps de jeu : il en voulait, il l’obtient. En trois ans en Gironde, il avait débuté seulement quatorze matchs dans l’élite. Trop peu pour s’épanouir : "Ma situation était simple : je n’étais pas gardé à Bordeaux. Jeremy Davidson me connaissait. Il m’avait entraîné pendant un an là-bas. Je suppose qu’il avait gardé un bon souvenir de moi et que mon profil lui plaisait car il m’a contacté. On s’est rencontré et j’ai de suite accepté. Brive, la ville, le club : tout ça me correspondait bien. Je cherchais le bon défi pour me relancer." Doublement, d’ailleurs.

"Pas au niveau que j’aimerais"

Car en plus d’assumer un changement d’écurie, le talonneur a dû se relever d’une grave blessure à une cheville, survenue début janvier, avec rupture de deux ligaments. Un pépin subi sur une chevauchée, un des signes distinctifs du Girondin d’origine : "Depuis toujours, j’aime porter le ballon et faire avancer l’équipe. Mais si tu donnes tout en attaque et que tu t’oublies sur les bases, ça ne sert à rien." Dans l’engagement, le numéro 2 répond pour l’heure présent avec vingt-neuf plaquages réalisés en trois matchs. Pour le reste, il ne cache pas une relative frustration : "Individuellement, je ne suis pas encore au niveau que j’aimerais être. C’est difficile de revenir de cette blessure. Ballon en main, je n’ai pas retrouvé toutes mes sensations. Au niveau de la force, il y a un manque dans la jambe gauche par rapport à la droite. Comme je suis loin de faire 90 kg, ça joue…"

Le meilleur reste donc à venir, sûrement, pour Florian Dufour. Pour son club, aussi, peut-être… "Si l’équipe poursuit sur sa lancée, en continuant de mettre l’adversaire sous pression, en jouant avec cette intensité, il y a quelque chose de sympa à faire. Je ne parle pas de qualification mais au moins d’un top 10. Le CAB n’a rien à envier à la plupart des équipes sur ce début de saison." À l’exception de Toulouse, l’actuel leader.

Les Corréziens vont, justement, passer au révélateur toulousain ce samedi. Un sacré test pour le collectif blanc et noir, en place défensivement et plutôt efficace en attaque. à cette occasion, le talonneur, passé par Agen, va croiser d’anciens prestigieux camarades de sélections jeunes : Romain Ntamack, Selevasio Tolofua, Peato Mauvaka, Lucas Tauzin… "Nous avions fini quatrièmes du Mondial à l’époque, ça reste un très bons souvenirs, sourit l’ancien pensionnaire du pôle de Talence. Ça fait bizarre de se recroiser en Top 14 maintenant. On se rend compte qu’il y avait du beau monde."

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