On attend le retour de bâton néo-zélandais

  • La bataille fut rude la semaine passée, notamment en touche avec ici Patrick Tuipulotu et Pete Samu au duel aérien.
    La bataille fut rude la semaine passée, notamment en touche avec ici Patrick Tuipulotu et Pete Samu au duel aérien. Dave Lintott / Icon Sport - Dave Lintott / Icon Sport
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Deuxième manche ce week-end entre Néo-Zélandais et Australiens. Les All Blacks se laisseront-ils encore ennuyer par leur compatriote Dave Rennie ?

Le match nul du premier test entre Nouvelle-Zélande et Australie (16-16) a laissé un goût amer dans la bouche des deux équipes. L’Australie, qui jouait sa première rencontre sous les ordres de Dave Rennie, s’estime bien malheureuse de ne pas avoir gagné un match largement à sa portée avec cette pénalité de Hodge sur le poteau avant qu’une entrée sur le côté du ruck du remplaçant Vaa’i ne soit pas sanctionnée par l’arbitre face aux poteaux. Coté néo-zélandais, le premier match du nouvel entraîneur, Ian Foster, n’a rassuré personne : équipe mentalement absente lors de longues périodes, largement dominée sur les phases de contact, avec un Aaron Smith harcelé à la base des regroupements, l’empêchant d’accélérer le jeu comme il en a l’habitude. Les choix du staff kiwi ont laissé perplexe. Une fois l’absence de Beauden Barrett confirmée, la logique aurait voulu que Jordie Barrett, l’arrière des Hurricanes, remplace son frère. Mais c’est McKenzie qui fut aligné au fond du terrain, donnant l’image d’une ligne de trois-quarts bancale, avec des joueurs hors de position. L’entrée de surpuissant ailier Caleb Clarke marqua, c’est vrai, un réveil tardif

Whitelock ne sera pas là

Mais le paquet d’avants ne fut pas dominateur. Si les phases statiques ne posèrent pas de problème majeur, les phases de contact furent décevantes comme lors de la demi-finale de Coupe du monde perdue contre l’Angleterre, il y a un an. On a senti plus de hargne de la part des Wallabies. Du coup, il y a fort à penser que Ian Foster pensait à modifier sa troisième ligne pour faire débuter Sotutu à la place de Frizell mais le plus dur sera de remplacer le vétéran Sam Whitelock en deuxième ligne. Ce dernier a été victime d’une commotion cérébrale et sera laissé au repos. Pour le remplacer, il n’y a pas beaucoup de choix : Tupou Vaa’i pourrait être associé à Tuipulotu à moins que les sélectionneurs prennent le pari de rappeler Scott Barrett, qui revient de blessure.

Sans doute faut-il s’attendre à une réaction des Néo-Zélandais, piqués dans leur orgueil. D’autant plus qu’ils retrouveront leur stade fétiche de l’Eden Park d’Auckland, où ils n’ont plus perdu depuis 1994 et la fameuse victoire des Bleus avec l’essai du bout du monde de Sadourny. Ils restent sur quarante victoires et deux matchs nuls. Et après une pauvre performance contre l’Australie, la réponse des All Blacks est souvent cinglante. L’an passé après une défaite à Perth (47-26), ils remirent les pendules à l’heure avec un sévère 36 à 0 infligé aux Wallabies.

47 000 personnes attendues

Côté australien, premier enseignement : le plan de jeu mis en place par Dave Rennie a payé. "Il a l’art de savoir créer le désordre au niveau des phases de ruck. On l’a vu auparavant avec les équipes qu’il a entraînées et il a déjà posé sa marque sur l’équipe", a avoué Dane Coles, le talonneur remplaçant des All Blacks. Rennie devrait apporter quelques changements à une équipe qui a donné satisfaction. On verra bien dimanche. Pour une fois, très peu de joueurs australiens seront paralysés par le lieu car peu d’entre eux ont déjà joué dans ce stade. Au fait, on attend 47 000 personnes dans les tribunes, de quoi nous faire rêver dans notre pauvre Europe…

Jérôme Prévôt avec Jacques BROQUET
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