Réception sous pression pour Grenoble

  • Auteur d’une belle passe après-contact, le capitaine Clément Ancely appelle les siens à retrouver le plaisir de jouer, les résultats suivront.
    Auteur d’une belle passe après-contact, le capitaine Clément Ancely appelle les siens à retrouver le plaisir de jouer, les résultats suivront. Independant - Got Olivier
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Bien loin de ses attentes avec une seule victoire en cinq journées, le FCG n’a pas d’autre choix que de s’imposer pour se relancer dans ce championnat.

La victoire contre Nevers en ouverture de la saison pouvait laisser penser que Grenoble était sur de bons rails. Mais la suite allait nous donner tort. Un match nul à domicile et trois défaites à l’extérieur à zéro point plus tard et les Isérois se retrouvent avec seulement six points au compteur après cinq journées à égalité avec Soyaux-Angoulême, le premier relégable. À des années-lumière de leurs ambitions de top 6 minimum. Logiquement, avec ces mauvais résultats, le doute s’est installé. "Depuis le match à Aurillac, où on s’est fait balayer d’un revers de la main, on a perdu des certitudes sur notre jeu, confie le capitaine Clément Ancely. Il faut retrouver la confiance sur des choses simples à faire à l’entraînement, se rassurer sur des bases, avoir une bonne conquête et aussi prendre du plaisir dans le jeu, mettre un peu de folie dans notre jeu."

Depuis le lancement de cet exercice 2020-2021, les Grenoblois éprouvent de grandes difficultés offensivement. Ils ont besoin de retrouver un peu leur ADN, vu dans les dix dernières minutes à Perpignan alors que le match était déjà perdu. "On arrive à mettre deux essais parce qu’on est un peu libéré, on joue un peu mieux, on tient le ballon. C’est ça qu’il faut qu’on retrouve. Notre jeu en attaque, c’est de déplacer l’adversaire et l’user", rappelle le pilier Dylan Jacquot. Pour pouvoir mettre en place leur jeu, encore faut-il que les Isérois aient une conquête propre. "Le problème que l’on a aujourd’hui, c’est qu’on a du mal à être régulier, constate Sylvain Begon, en charge des avants. Quand la touche fonctionne bien, on a une mêlée qui déconne. Le week-end dernier, c’était l’inverse. On va essayer de tout mettre sur le même plan et régler les problèmes. C’est vrai qu’aujourd’hui notre conquête n’est pas suffisante."

"On a tous les crocs"

"Il faut vraiment qu’on règle la mire sur ce deuxième bloc, reprend Dylan Jacquot, même si c’est mal parti à Perpignan. On ne baisse pas les bras, on continue à travailler fort, on redouble même d’efforts si je puis dire. Avec de l’énergie et de la concentration à l’entraînement, on va retrouver cette confiance qu’on avait l’année dernière. Et une fois qu’on aura cette confiance, je pense que cela ira mieux." "On est bien conscient de la situation, ajoute Sylvain Begon. Ce qui est important, c’est qu’on ne se démobilise pas, qu’on continue à travailler et qu’on voie des progrès, en mêlée notamment. Le groupe travaille beaucoup et on est sûr qu’on va être récompensé très rapidement."

Face à leurs voisins drômois de Valence-Romans, les Grenoblois ne pourront pas se manquer. "On a tous les crocs de véritablement lancer cette saison et de renouer avec la victoire, dixit Dylan Jacquot. On espère que ce match va nous remettre dedans." Pour y parvenir, il ne faudra pas être inhibé par la pression. "Parfois être sous pression c’est ce qui te fait produire tes meilleurs matchs de rugby, souligne le manager Stéphane Glas, pas mécontent d’avoir vu son groupe bénéficier d’un jour de plus pour préparer cette rencontre, décalée de vendredi à samedi. On est un peu sous pression mais ce n’est pas une mauvaise chose." Au FCG de le démontrer.

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Laurent GENIN
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