Lakafia : « Si tu commences à te chercher des excuses... »

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Quelques jours après la défaite toulonnaise contre Bristol (32-19) en finale de Challenge Cup, le vice-capitaine varois est convaincu que son groupe va réagir contre Castres.

Quelques jours après cette défaite en finale de Challenge Cup contre Bristol (32-19), comment allez-vous ?

La déception est immense, mais on a la chance d’enchaîner directement. Puis le fait de savoir que malgré cette défaite on retrouvera la Coupe d’Europe cette saison nous aide à avancer, et nous remotive pour la suite.

La déception prédomine, mais peut-on malgré tout considérer que cette Challenge Cup est la première pierre du projet qui se met en place à Toulon ?

Sans le moindre doute ! Depuis que le club est en reconstruction, le groupe travaille dans la douleur : on a connu une première saison (2018-2019, N.D.L.R.) difficile, la deuxième était beaucoup plus encourageante, avec cette finale en conclusion, et on espère sincèrement que la troisième nous fera encore grandir. Nous avons un groupe assez jeune, et cette première finale nous servira à tous. C’est une belle expérience, une bonne leçon, dont il faudra tirer du positif malgré la défaite en finale. Nous avons un groupe qui évolue, qui se construit et je suis convaincu que cette finale perdue nous en fera gagner d’autres à l’avenir.

Ce parcours valide-t-il deux années de travail ?

Avant la finale, nous restions sur huit matchs sans défaite dans la compétition. Alors soit on se concentre sur la finale perdue, soit on retient les huit victoires consécutives. Mon choix est vite fait : je préfère retenir les succès ramenés d’Angleterre, du pays de Galles ou encore de Bayonne sous des trombes d’eau… Il faut retenir le positif !

Comment éviter le relâchement, maintenant que vous retrouvez un quotidien plus "classique" ?

Tu te relâches quand tu as gagné, ce n’est pas notre cas : nous sommes la même équipe, avec le même palmarès qu’il y a quinze jours. Rien n’a changé, et on doit se focaliser sur le retour du championnat. C’est une tout autre compétition, avec un arbitrage et un jeu différents. Je crois que ça va nous faire du bien de revenir à la réalité du Top 14.

Castres n’a pas joué pendant un mois, à cause de la Covid-19, et a repris par une lourde défaite à La Rochelle (62-3). Quel adversaire attendez-vous ?

On peut prendre le problème dans l’autre sens, et constater que contrairement à de nombreuses équipes, nous avons énormément enchaîné en ce début de saison. La situation est particulière pour toutes les équipes, tous les joueurs, et dans une saison comme celle-ci, si tu commences à te chercher des excuses, tu en trouves de partout. Alors peu importe l’équipe qui se présentera à nous : c’est notre groupe qui me préoccupe, et la façon dont on travaille pour atteindre nos objectifs.

Qu’attendez-vous de ce match contre Castres ?

Si on continue de penser à la finale perdue, c’est qu’on se trompe d’objectif. Aujourd’hui nous avons rebasculé sur le Top 14, et j’espère que les 2-3 jours de repos accordés par le staff nous ont permis d’évacuer cette frustration. Mais j’en suis convaincu : dès le début de semaine on a croisé les mecs à la muscu et nous avions déjà switché sur Castres. Tout le monde a envie de retrouver les terrains, de battre ces Castrais.

Propos recueillis par Pierrick Ilic-Ruffinatti
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