Pas d’emballement à l’Usap

  • L’ambiance est au beau fixe à Perpignan. Les Catalans de Jean-Bernard Pujol réussissent un début de saison fidèle à leur objectif de montée en Top 14.
    L’ambiance est au beau fixe à Perpignan. Les Catalans de Jean-Bernard Pujol réussissent un début de saison fidèle à leur objectif de montée en Top 14. Midi Olympique - Stephanie Biscaye
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En grande forme, les Catalans accueillent Montauban dans l’espoir d’enchaîner une sixième victoire. Et si son futur adversaire compte les absents, l’Usap reste prudente.

Tout, absolument tout converge en leur faveur. Une série de cinq victoires, dont un dernier succès référence la semaine passée à Nevers. Un adversaire en manque de rythme, récemment décimé par la covid et dont la dernière performance date d’il y a plus d’un mois… L’Usap joue, l’Usap gagne, l’Usap enchaîne. Et les Catalans surfent sur une dynamique que peu de formations semblent être, à l’heure actuelle, en mesure de contrer. Montauban n’a plus gagné à Perpignan depuis 2016 et ce n’est pas ce vendredi que les Tarn-et-Garonnais se présenteront avec de telles ambitions. La faute à la fatalité, à une reprise de l’entraînement très tardive et à ce total de quatorze joueurs indisponibles pour le déplacement à Aimé-Giral (lire par ailleurs). Si la LNR a autorisé la tenue de la rencontre, l’USM ne se fait pas d’illusion.

Pujol : "On se laisse porter par les avants"

Du côté de Perpignan, en revanche, prudence et humilité étaient, plus que jamais cette semaine, les maîtres mots. "Si on va au bout de ce raisonnement, ça doit être une victoire facile pour nous. Mais ce n’est jamais le cas. Le tout est de rester concentré. Montauban est une équipe difficile à manœuvrer. On le voit cette année, elle a fait des résultats un peu partout. Il y a pas mal de qualités individuelles. Même s’ils n’ont pas pu beaucoup s’entraîner, sur un match tout est possible ", confirme Patrick Arlettaz. "Ce sera un match difficile que l’on doit prendre sérieusement. Et puis, comme après toute victoire à l’extérieur, nous devons gagner à la maison pour pleinement la valider. Mais j’insiste, si nous prenons ce match par le mauvais bout, fatalement, nous serons à la merci d’une désagréable surprise", insiste l’instigateur du jeu catalan.

D’autant que les Sang et Or présentent toujours quelques lacunes, comme des entames compliquées, une indiscipline récurrente et des trois-quarts parfois en manque d’inspiration. "C’est ce qu’on a ciblé, c’est vrai. Notre animation offensive sur les semi-attaques n’est pas satisfaisante jusqu’ici. Ce n’est pas pourri mais ce n’est pas non plus ce que l’on veut faire. Il y a un gros travail qui est fait par nos avants. Par les trois-quarts aussi, mais davantage dans un registre de conservation plutôt que d’animation. Il faut avoir un savant mélange des deux pour être performant. Nous avons plutôt bien réglé les problèmes de conquête et de conservation. Maintenant, nous devons régler notre animation offensive qui n’est pas encore optimale", résume Arlettaz. "Nous les trois-quarts, nous devons davantage concrétiser le travail des gros. Car en ce moment, on se laisse porter par les avants. Ils font un gros début de saison. Derrière, il faut trouver une meilleure carburation", renchérit l’ailier Jean-Bernard Pujol, pourtant décisif à trois reprises, tout comme l’arrière Melvyn Jaminet. En cas de succès, vendredi soir, l’Usap enchaînerait une sixième victoire de rang et égalerait la meilleure série de son histoire en Pro D2. Le tout en confortant son fauteuil de leader.

Émilien VICENS
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