Laussucq sauvé par le vestiaire pour l’instant

  • Christophe LAUSSUCQ head coach of Agen during the Top 14 match between Racing 92 and Agen at Paris La Defense Arena on October 12, 2019 in Nanterre, France. (Photo by Sandra Ruhaut/Icon Sport) - Christophe LAUSSUCQ - Paris La Defense Arena - Paris (France)
    Christophe LAUSSUCQ head coach of Agen during the Top 14 match between Racing 92 and Agen at Paris La Defense Arena on October 12, 2019 in Nanterre, France. (Photo by Sandra Ruhaut/Icon Sport) - Christophe LAUSSUCQ - Paris La Defense Arena - Paris (France) Icon Sport - Icon Sport
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Ce lundi matin, Christophe Laussucq est toujours entraîneur du SUALG et devrait le rester au moins encore quelques semaines. Pourtant il était en sursis.

Le président Jean-François Fonteneau avait annoncé qu’en cas de défaite face à Bayonne il serait contraint de prendre ses responsabilités. "C’est toujours plus facile de changer un entraîneur que tout une équipe… Des fois, un club a besoin d’électrochoc", nous avait-il indiqué il y a une dizaine de jours, juste après le revers face au Stade français. Deux défaites plus loin, il ne devrait pas révoquer son manager. Les deux hommes sont proches mais Fonteneau a toujours indiqué qu’il ferait passer l’intérêt du club avant son amitié avec son coach. Seulement, selon nos informations, il semble que le vestiaire ait pesé de tout son poids dans le maintien du staff actuel. Cette semaine, au cours d’une réunion, Jean-François Fonteneau s’est adressé à l’ensemble des joueurs en leur indiquant que si certains avaient un problème avec Christophe Laussucq, sa porte était grande ouverte. Personne ne s’est déplacé. Au contraire, avant le match à Bayonne, mais aussi après, plusieurs cadres de l’équipe ont tenu à venir apporter leur soutien à leur technicien. Laussucq s’est quelque peu fragilisé en indiquant après le match face à Paris, qu’il "n’avait pas de solution". Son désarroi à chaud, a pu laisser penser qu’il baissait les bras, même si au contraire, il s’est réfugié dans le travail pour tenter de trouver des parades afin de permettre au SUALG d’ouvrir son compteur de victoires. Depuis deux rencontres, Agen ne gagne pas, mais présente un visage beaucoup plus combatif et audacieux dans le jeu.

Un mini-stage pour repartir ?

Pour tenter de sortir de l’ornière, le président Fonteneau, au lieu de couper des têtes, cherchait ce dimanche à organiser à mini-stage cette semaine de deux jours afin de sortir de "cette logique de frustration". Joint au téléphone ce dimanche en début d’après-midi, il explicitait sa démarche : "Après les différents échanges que j’ai eus avec les joueurs, j’ai conscience que Christophe possède toujours un gros crédit auprès d’eux. Cependant je crois qu’il est nécessaire que l’on sorte de notre environnement négatif. Que les séances d’entraînement se déroulent ailleurs, que l’on sorte de notre quotidien. Que l’on passe du temps ensemble mais que l’on s’aère la tête." En cette période particulière et du fait des mesures sanitaires, les Agenais ne peuvent pas aller bien loin. "Cela devrait se dérouler dans le département. Ce n’est pas le lieu qui est important, mais le contenu de nos échanges", poursuivait déterminé Fonteneau. Un président qui veut toujours croire au maintien – "tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir", mais qui aussi se projette sur l’an prochain "afin de ne pas repartir d’une feuille blanche". Avec le même manager ? Laussucq possède encore un an de contrat, et donc l’assentiment de ses joueurs. Une position toutefois fragile qui devra être confortée avec des victoires et ce très vite.

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