Agen et la semaine d’après

  • Nathan Decron devrait enchaîner au centre de l’attaque agenaise. Malgré son jeune âge, il fera partie des cadres de cette équipe.
    Nathan Decron devrait enchaîner au centre de l’attaque agenaise. Malgré son jeune âge, il fera partie des cadres de cette équipe. Icon Sport - Icon Sport
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Repliés sur eux-mêmes et en autogestion après l’éviction de Christophe Laussucq et de Rémi Vaquin, les Agenais ont vécu une semaine pour le moins agitée…

Même dans ses pires cauchemars, le président du SUA Jean-François Fonteneau n’aurait pas imaginé pareille saison. Toujours dernière du Top 14 et sans la moindre victoire après sept journées, la formation agenaise a littéralement sombré la semaine dernière sur la pelouse de Chaban-Delmas, où elle a subi la colère d’une UBB désireuse de retrouver au plus vite le haut du classement. Bilan ? 71-5, et une raclée historique qui a valu les places du manager Christophe Laussucq et de l’entraîneur des avants Rémy Vaquin, premières victimes collatérales du courroux présidentiel. Mais celui-ci ne s’arrêta pas là : mardi, nos confrères de L’équipe révélaient que trois joueurs du SUA avaient été mis à l’écart du groupe, se voyant priés de rester chez eux tandis que le reste de l’effectif basculait sur la préparation de la réception de Lyon, candidat légitime à la qualification voire au titre. Il s’agissait des centres Jordan Puletua et Sam Vaka, ainsi que de l’ailier Jamie-Jerry Taulagi. Une sanction s’expliquant essentiellement sur le plan sportif, puisque le niveau de forme et de performance de ces trois joueurs laissait à désirer depuis plusieurs semaines.

Ces trois joueurs étaient-ils les seuls à être visés par le tweet assassin que publia Fonteneau après la rencontre ? Sur son réseau social préféré, le boss du SUA publiait ces quelques lignes : "Je suis scandalisé par l’attitude des joueurs (certains) face à l’UBB. Je réfléchis à sanctionner le groupe financièrement. Insupportable que nos partenaires et supporters nous soutiennent économiquement dans ce contexte anxiogène et que le groupe n’ait aucun respect." Alors, Puletua, Vaka et Taulagi étaient-ils les seuls fautifs ? Rien n’est moins sûr, puisque l’homme fort agenais évoque une "sanction financière du groupe". Un comble quand on sait qu’Agen fut le seul club de Top 14 à ne pas appliquer de baisse salariale à son staff et à son effectif. Au vrai, on aurait aimé poser la question à Jean-François Fonteneau. Mais ce dernier, à l’image du club dans son ensemble - et à l’exception de la légende vivante Philippe Sella, qui monte dans ces mêmes colonnes au créneau pour évoquer la situation de son club de cœur -, s’est muré dans le silence, tout en basculant en autogestion en attendant de trouver un nouveau manager.

Peuvent-ils le faire ?

Vous l’aurez compris, les Agenais ne pouvaient pas imaginer pire contexte pour recevoir le Lou, qui vient de dévorer successivement l’UBB, Bayonne et le Stade toulousain (sans oublier un match nul ramené de Pau). Alors, ce groupe peut-il trouver les ressources pour se relever ? À ce jour, on l’ignore. Mais au moins, il a l’avantage de la jeunesse, de la fraîcheur. Les Jegerlehner, Decron, Zafra et leurs jeunes suivants Maravat, Burin, Zarantonello, Correa ou Hocquet ont de l’énergie à revendre. Maintenant, il est à espérer que le contexte délétère n’entamera pas trop celle-ci pour qu’ils puissent l’utiliser là où cela est vraiment nécessaire, sur le terrain. Afin d’assurer un nouveau maintien du SUA dans l’élite.

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