Le temps de l’enchaînement pour Carcassonne

  • Martin Page-Relo fait partie de ces jeunes joueurs prêtés à Carcassonne par des écuries de Top 14, en l’occurrence Toulouse pour le demi de mêlée. Photo Icon Sport
    Martin Page-Relo fait partie de ces jeunes joueurs prêtés à Carcassonne par des écuries de Top 14, en l’occurrence Toulouse pour le demi de mêlée. Photo Icon Sport
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Depuis la réception de Perpignan fin septembre, les résultats de Carcassonne sont linéaires : une victoire, suivie d’une défaite, et ainsi de suite. Contre Grenoble, les Audois veulent conjurer le sort.

Il est de ces équipes dont le parcours en Pro D2 est assez imprévisible. L’US Carcassonne, vainqueur à deux reprises à l’extérieur et une seule fois à domicile, en fait indéniablement partie. Dans le sillage d’un match globalement réussi contre Colomiers à Domec (24-22), les hommes de Christian Labit pensaient pouvoir être en mesure d’enchaîner, mais ils se sont inclinés à Nevers (34-22). Une situation que le coach décrypte simplement : "Je crois qu’à Nevers on a pris deux essais à zéro passe qui nous empêchent de pouvoir essayer de croire qu’on pouvait revenir avec quelque chose, mais en toute honnêteté, l’état d’esprit était là. On n’a pas failli dans l’investissement, dans le combat. Globalement, je pense qu’on a fait un bon match, mais on prend deux essais casquette, et à la sortie, ça nous coûte 14 points. Je trouve qu’on a dominé le match, on ne peut pas reprocher aux garçons de ne pas s’être investis, mais ça ne suffit pas pour gagner ce genre de matches." Pour tenter de relever la tête et de faire tomber Grenoble, il va falloir rajouter des ingrédients, et la recette semble toute trouvée. "On est conscient que Grenoble est une équipe supérieure à nous, d’autant plus qu’ils vont récupérer des joueurs de qualité. Je pense qu’il va falloir qu’on change ces moments dans les matchs où on est un peu imprécis, un peu sur le reculoir… En fait, ce sont des moments où on donne la possibilité à l’adversaire de marquer des points facilement. Le groupe a pris conscience que contre ces grosses équipes, pour rivaliser, il faut arrêter de faire des cadeaux à l’adversaire."

Un groupe de jeunes encore perfectible

Dans son effectif, Christian Labit le sait, il peut (doit) compter sur une forte présence de jeunes joueurs, prêtés par des écuries de Top 14 comme Mahoni, Martocq, Mouchous, Dulon ou encore le jeune demi de mêlée Page-Relo, prêté par Toulouse et qui a reçu un carton jaune dans la Nièvre. Là où le bât blesse en revanche, c’est que l’adaptation de ces jeunes au niveau professionnel prend du temps, et en rugby comme en sport de manière générale, le temps est un luxe que beaucoup de clubs ne peuvent pas se payer. De ce point de vue là, Labit se révèle étonnamment être d’un naturel plutôt optimiste : "Il faut qu’ils mûrissent, qu’ils s’épanouissent et deviennent un peu plus matures pour certains. En début d’année, quand j’ai pris la décision de prendre beaucoup de jeunes joueurs, que l’on me prêtait - et d’ailleurs, c’est une aubaine - tout le monde m’a félicité. J’ai entendu des "C’est génial ! Tu fais jouer des jeunes, français"Mais bon… Ces jeunes c’est bien beau de les faire jouer, mais quand tu n’as pas de résultat, c’est dur. Dur pour nous, mais aussi pour eux, car ils ne jouent pas de la même manière que quand ça sourit, et l’épanouissement est un peu différent. Maintenant, j’ai confiance, et je suis convaincu qu’il ne nous manque pas grand-chose pour enchaîner." Vendredi en fin de soirée, on saura s’il avait vu juste.

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