Les promesses tenues de Franck Azéma

  • Franck AZEMA , Headcoach of Clermont during the Top 14 match between La Rochelle and Clermont on November 8, 2020 in La Rochelle, France. (Photo by Eddy Lemaistre/Icon Sport) - Franck AZEMA - Stade Marcel-Deflandre - La Rochelle (France)
    Franck AZEMA , Headcoach of Clermont during the Top 14 match between La Rochelle and Clermont on November 8, 2020 in La Rochelle, France. (Photo by Eddy Lemaistre/Icon Sport) - Franck AZEMA - Stade Marcel-Deflandre - La Rochelle (France) Icon Sport - Icon Sport
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Ciblé par de nombreuses critiques en début de saison, le manager de l’ASMCA demandait un peu de temps pour voir naître les fruits d’un nouveau cycle enclenché à l’été. Il avait vu juste.

Il faut se souvenir de ce qui fut dit et écrit, y compris dans ces colonnes, il y a deux mois à propos de l’ASMCA. Sur leur pelouse, les Auvergnats venaient de subir les foudres du Racing 92 en quart de finale de Champions Cup et l’écart constaté entre les deux équipes, définitivement trop grand, avait alors interpellé. Au point de faire pleuvoir les critiques, auxquelles Franck Azéma répondait immédiatement : « On est en train de démarrer une nouvelle histoire et on a senti qu’il y a un écart entre la maîtrise affichée par le Racing 92 et nous. On n’est pas prêt à maîtriser tous les aspects de notre jeu, de A à Z. Ça arrivait trop tôt pour nous. » Contacté quelques jours plus tard, Azéma persistait dans sa demande de temps. Plus incisif, remonté par les critiques qui continuaient de s’abattre : « J’entends les critiques mais je laisse parler. J’ai du pain sur la planche, bien sûr que je le sais. Nous sommes en reconstruction. Mais à notre sujet, j’entends tout et n’importe quoi. Surtout n’importe quoi. Mon groupe serait vieillissant ? J’aligne pourtant des équipes de 24 ans de moyenne d’âge. Nous avons été nettement battus par le Racing 92, en quart de Coupe d’Europe ? Ce n’est tout de même pas une aberration, dans un match mi-septembre entre une équipe qui n’a presque pas bougé pendant l’été et une autre qui a connu de nombreux changements. »

À ce sujet, son adjoint Didier Bès résumait finalement : « Il y a des périodes, comme ça, où tout le monde est contre toi. Ce sont presque des effets de mode. En ce moment, c’est sur nous. Il faut faire le dos rond et bosser. Le terrain rétablira la vérité. »
À l’heure des bilans, quelques mois plus tard, il faut rendre aux Clermontois ce qu’ils méritent : nets vainqueurs à Pierre-Antoine ce vendredi, face à un CO dépassé dans tous les secteurs, ils ont effectivement retrouvé de leur superbe.

À tous ceux qui voyaient en eux un club rentré dans le rang, ils répondent par la gifle (meilleure attaque du championnat et 3e au classement, malgré deux matchs en retard). À ceux qui juraient le renouvellement de génération raté, après le départ des cadres historiques, Clermont répond par des recrues déjà impressionnantes (Bézy, Matsushima et Barraque notamment) et des jeunes qui prennent effectivement en main leur destin. Comme espéré. À tout cela, Azéma n’est évidemment pas étranger. Il était la cible des critiques. Il confirme, aujourd’hui, qu’on peut effectivement être l’homme d’un changement réussi. Même lorsqu’on est le doyen des entraîneurs en Top 14.

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