Castres regarde vers le bas

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    Castres regarde vers le bas Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Jusqu’alors accrocheurs face aux cadors du championnat les Castrais ont, bien malgré eux, sombré face à l’ASM. De mauvais augure avant Pau et Bayonne.

Avant cette rencontre, on se demandait quel était le réel niveau de cette équipe castraise. Jusqu’alors, les hommes de Mauricio Reggiardo avaient certes soufflé le chaud et le froid, mais n’avaient jamais semblé loin du compte, à l’image de leur prestation pleine de courage et d’abnégation contre Bordeaux-Bègles, soldée par une courte défaite (29-30). Avant cela, ils avaient tout de même dompté l’épouvantail du championnat, le Racing 92 (28-26) avant d’arracher le match nul sur la pelouse de l’éternel rival toulousain (16-16). Des scores serrés, obtenus face à des cadors du championnat. Jusqu’à vendredi soir, et cette réception de Clermont. Ou plutôt jusqu’à cette deuxième mi-temps, où tout a basculé. Dans le premier acte, les Castrais se sont montrés fidèles à eux-mêmes : agressifs en défense, et surtout très habiles et intelligents dans leurs contres en touche.

Deux vertus qui leur ont permis de tenir les Clermontois dans un étau en première mi-temps, avant de relâcher leur étreinte en seconde, et d’encaisser un cinglant 27-0. Le deuxième ligne Loïc Jacquet, qui connaissait bien l’adversaire et qui n’a pas démérité tout au long de la partie, savait que sa formation ne pouvait se permettre le moindre relâchement : « Tu mènes d’un point à la mi-temps et tu prends 27-0 en deuxième période. Clermont, c’est du très haut niveau, ils sont chirurgicaux et ils marquent sur chaque occasion. On a déjoué sur quelques ballons et ils en ont profité. Ils se nourrissent de la moindre faute. » Mais c’est justement au moment où les Clermontois ont cessé de faire des fautes de main et mis leur jeu en place que les Castrais ont semblé dépassés. Et ça, c’est plus inquiétant.

Dominés sur les duels

À l’issue de la rencontre, le manager castrais Mauricio Reggiardo ne niait pas l’évidence : son équipe, pourtant réputée costaude, a souffert dans la dimension physique : « On savait que c’était une équipe qui tapait fort, qu’ils étaient costauds dans les collisions et on s’y était préparés. Quand tu es dominé sur les contacts, c’est difficile. Pourtant, c’est l’un des points forts de notre rugby. » Les Timani, Van Tonder, Cancoriet, Moala et Naqalevu ont causé des dégâts considérables dans la défense du CO qui n’a pourtant pas manqué de courage : « Je n’ai pas vu de mec qui ne s’est pas donné à fond », insistait à raison Jacquet. C’est vrai. Mais ce Castres-là n’avait pas le niveau pour espérer décrocher le moindre point de bonus défensif contre un cador du championnat. Il se tourne désormais vers un autre championnat, celui de la deuxième moitié du classement. À ce titre, les deux prochains matchs à Pau et contre Bayonne apporteront leur lot d’enseignements. 

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