Bisman : « Avancer doucement mais sûrement »

  • Thibaut Bisman est le capitaine de Béziers depuis quelques rencontres.
    Thibaut Bisman est le capitaine de Béziers depuis quelques rencontres. Icon Sport
Publié le , mis à jour

Capitaine de l'ASBH depuis quelques matchs, Thibaut Bisman est forcément satisfait du retour en forme des siens lors des dernières journées de championnat. Le demi de mêlée espère continuer sur cette lancée, et ce dès vendredi soir sur la pelouse de Provence Rugby.

Béziers a-t-il franchi un cap ?

Franchi un cap, non. Mais de la continuité dans la gagne, oui. C’était un premier objectif que nous nous étions fixé. C’est chose faite. Après, il y a aussi de la continuité dans l’état d’esprit. Nous sommes assez agressifs en défense, on ne lâche rien. Je sens une certaine solidarité entre nous et pour moi, ça fait quand même partie d’une continuité depuis un moment. Ça nous anime depuis ce match à Biarritz. Pour le reste, nous avons encore pas mal de travail sur notre jeu offensif, pour réussir à mettre encore plus de rythme et faire un peu plus vivre le ballon. 

Trois matchs sans essai encaissé, quatre sans prendre de carton… L’ASBH est portée par sa défense et sa discipline. Comment expliquez-vous cette force collective ?

Je suis de nature assez humble. Je suis satisfait de tout ce que l’on a fait jusqu’à présent. Je trouve ça génial, ça prouve la bonne entente de ce groupe et notre solidarité. Ce côté défensif mais aussi et surtout la discipline prouvent qu’on a envie de prendre du plaisir et de se respecter. Aujourd’hui, le mec qui fait une faute, je pense qu’il s’en veut car il sait qu’il pénalise les copains. Mais j’ai envie que ça dure. Je pense qu’on pourrait faire un point à la mi-saison.

Béziers est huitième au classement. Les deux prochains matchs avant la trêve (déplacement à Aix-en-Provence, réception de Nevers) peuvent-ils faire naître de nouvelles ambitions ?

 Ce championnat est vachement homogène. Et puis, avec cette crise sanitaire, on ne peut plus vraiment parler du seizième homme à domicile. Il y a aussi encore des équipes avec des rencontres en retard, ce n’est pas notre cas. Ces deux affrontements avant la trêve doivent être ceux de la confirmation pour Béziers. Confirmer tout ce que l’équipe est parvenue à créer jusqu’ici. On a deux matchs pour montrer et se convaincre que l’on progresse encore. Ce qui pourrait être agaçant, c’est d’avancer puis de reculer. Je préfère avancer doucement mais sûrement. Ce sera encore trop tôt pour parler d’ambitions. On ne sera qu’à la moitié de la saison. Pour moi, la plus belle des ambitions, c’est de prendre du plaisir tous ensemble.

Si on vous avait dit, en plein cœur de l’été, que Béziers aurait été capable aujourd’hui d’enchaîner les bonnes performances et d’entrevoir le top 6…

C’est évident que j’aurais signé tout de suite. Mais ce que j’ai envie de dire surtout, en étant très honnête, c’est que nous sommes des chanceux aujourd’hui. Nous sommes payés pour vivre de notre passion. Malgré tout ce qui s’est passé cet été et le grand remue-ménage que cela a causé, qui a mis la tête à l’envers à beaucoup de joueurs, on se devait de reprendre la saison. On se devait d’être performant pour notre club, pour soi-même, et pour les coéquipiers. Le seul moyen que l’on avait pour passer cette crise, c’était de la combattre et non pas de la subir. Souvent, c’est dans l’adversité que l’on voit le tempérament des équipes. Et il est certain que le visage que nous avons aujourd’hui puise sa force dans ce que nous avons traversé.
 

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Émilien Vicens
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