UBB : un classique qui aurait pu mieux tomber

  • Santiago Cordero lors du match de la saison passée à Ernest-Wallon.
    Santiago Cordero lors du match de la saison passée à Ernest-Wallon. Icon Sport
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Les Bordelais ont préparé ce duel classique.. par quatre jours de vacances. Ce n‘est pas l’idéal mais c’est un paradoxe du rugby pro.

Retour aux affaires du Top 14 pour l’UBB après le joli intermède européen. Deux victoires, dont une à Northampton. Ce n’est pas négligeable Reste à apprécier le niveau réel de ces deux adversaires continentaux, en rugby pur, Northampton et les Dragons n’étaient peut-être pas au niveau d’une bonne opposition de Top 14. Christophe Urios l’a évoqué après la victoire sur Newport. «Ce match ne servira pas à grand-chose. Nous sommes désormais orientés sur Toulouse. Mais notre semaine sera bancale.»

Le manager n’a pas caché que la préparation de ce classique n’aura rien de classique, justement. Dommage pour le duel entre le champion 2019 et celui qui aurait pu l’être en 2020. Soumise à des obligations légales L’UBB s’est retrouvée à préparer cette rencontre par une trêve, des vacances de quatre jours pour tout l’effectif. D’autres clubs connaissent cette situation, mais l’UBB se trouvera opposé à un adversaire qui justement n’a pas été en vacances. Les Toulousains ont profité de l’annulation de leur match face à Exeter pour mettre leurs joueurs en vacances en fin de semaine dernière. «Oui, c’est une semaine particulière. Nous avons fait le choix de solder les vacances au moment de Noël. Pourquoi ? Parce que les joueurs en ont besoin. On avait plusieurs options. On a fait ce pari. En quatre jours, on peut récupérer surtout physiquement, moins mentalement à mon avis. Mais un peu quand même, en retrouvant sa famille, notamment.»

L’arrière Romain Buros, très bon contre Newport, expliquait après la rencontre :. «Ces vacances, elles vont faire du bien car on les attend depuis un petit moment. Mais on ne va pas lâcher pour autant on sait qu’il faudra aller faire un résultat à Toulouse. Notre sensation, c’est qu’on a l’impression de ne pas avoir vraiment arrêté. Nous n’avons pas été épargnés par les pépins physiques et certains ont pas mal enchaîné.» Les Bordelais ont travaillé lundi dernier : «Une journée avec un entraînement "plus – plus" avant de se trouver uniquement samedi matin pour la mise en place. Je sais, répète Christophe Urios, ce n’est pas l’idéal pour affronter Toulouse. Mais on aura au moins de la fraîcheur…»

Fort de son vécu, le coach connaît les ressorts de la performance et peut-être que parfois mieux vaut des sportifs de haut niveau rassérénés que… surentraînés. Il doit connaître aussi quelques ficelles pour remettre son groupe en piste.

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Jérôme Prévôt
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