La Section est revenue de nulle part

  • Quentin Lespiaucq et les Palois peuvent exulter : ils se donnent un peu d’air en battant le Stade français
    Quentin Lespiaucq et les Palois peuvent exulter : ils se donnent un peu d’air en battant le Stade français Icon Sport - Icon Sport
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Derrière au score jusque dans les dernières minutes, Pau a arraché la victoire à la 77e minute grâce à un essai de Lespiaucq. Ce succès redonne le sourire aux Palois qui restaient sur six défaites de suite en championnat...

Les scènes de joie du staff et des joueurs béarnais, quelques secondes après le coup de sifflet final parlaient d’elles-mêmes. Ce goût de victoire en championnat fuyait les rangs palois depuis pas moins de deux mois et demi, c’est dire à quel point la Section languissait de vivre une fin de rencontre joyeuse. Pourtant, ce dimanche, peu de monde aurait misé sur un succès des locaux à l’heure de jeu. Avec huit points de retard et en infériorité numérique, le spectre d’une septième défaite consécutive en Top 14 planait plus que jamais au-dessus des Palois.

L’exclusion de Baptiste Pesenti à la 55e minute avait tout pour être définie comme le « tournant » de ce match mais c’était sans compter sur le caractère des joueurs du trio composé par Lanne-Petit, Domingo et Tito. Malgré d’infimes espoirs de victoire, Pau s’est accroché et n’a rien lâché comme l’explique l’arrière béarnais Charly Malié : « Après le carton rouge, on s’est dit que ce n’était pas à nous de craquer, qu’il restait encore vingt-cinq minutes pour arracher les quatre points. On savait qu’il y avait la place, lorsque l’on portait la balle, ils se mettaient rapidement à la faute. » Promesses tenues, la Section a laissé passer l’orage avant d’accélérer le pas dans les quinze dernières minutes pour empocher quatre points vitaux dans la course au maintien.

Un scénario qui en rappelle un autre...

Cette fin de rencontre a dû faire remonter de bons souvenirs aux plus nostalgiques. Voir la Section renverser le cours d’une rencontre dans les dernières secondes n’est pas une première cette saison. Lors de la quatrième journée, les coéquipiers d’Antoine Hastoy avaient (déjà) effacé un retard de quatorze points en quelques minutes pour arracher le match nul face à Lyon. Ce dimanche, l’écart n’était « que » de huit points mais le résultat également différent.

Dix dernières minutes de feu, où les Béarnais ont su profiter, à leur tour d’une exclusion temporaire côté parisien, celle de Kremer pour faire la différence. Une conquête dominatrice, un buteur en réussite et un essai en force de Quentin Lespiaucq ont fait basculer le match du bon côté. « C’est un gros soulagement pour tout le monde ce soir, se réjouissait le talonneur au micro de Canal + après le coup de sifflet final. On a démontré tout notre caractère pour repasser devant au tableau d’affichage et aller se la chercher. » La réalisation de Lespiaucq a peut-être fait basculer la saison de la Section, qui était à trois minutes de s’enfoncer encore un peu plus dans la crise mais qui au final se donne un peu d’air en queue de peloton. Même si leur prochain déplacement à Bayonne est fortement compromis, les Palois ont retrouvé le goût du succès en cette fin d’année, et c’est bien ça l’essentiel…

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