Béziers, souviens-toi janvier dernier

  • Les Biterrois se préparent à un rude combat face aux Neversois. Photo S. B.
    Les Biterrois se préparent à un rude combat face aux Neversois. Photo S. B.
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Huitièmes à seulement une longueur de Nevers, les Héraultais doivent enchaîner un quatrième succès consécutif dans leur antre, pour rester au contact de la sixième place.

A l’heure où la majorité d’entre nous se projettent sur les objectifs d’une nouvelle année et parlent de bonnes résolutions, les Biterrois se sont eux replongés un an en arrière dans le passé. Jean-Baptiste Barrère explique : "C’est exactement le même match que la saison dernière après la trêve de Noël, on reçoit encore Nevers. C’est incroyable…" Le hasard du calendrier fait parfois bien les choses. Ou pas. Car il a mis cette semaine les Biterrois face à l’un de leurs plus mauvais souvenirs récents. "Nevers nous avait "roulés" dessus à domicile et cette défaite nous avait fait très mal à la tête. Avant cette rencontre on était au contact des qualifiables. Mais après, on avait encaissé vingt-cinq à Colomiers en une mi-temps, puis on s’était incliné face à Grenoble chez nous. Et à l’issue de ces trois défaites, nous jouions presque le maintien à Rouen…" Une série noire marquante pour Barrère et ses coéquipiers, qui un an plus tard, les a poussés à se remettre en question à l’heure de la reprise : "On y a pensé et l’expérience de l’année passée a servi à l’équipe je pense. Parfois, le fait de prendre des claques peut t’aider à retenir la leçon. Et te servir aussi de motivation supplémentaire pour laver un affront qui nous reste encore en travers de la gorge. Cette fois-ci, on a beaucoup mieux préparé ce rendez-vous je pense."

Touche et mauls, les forces nivernaises

En quoi ? Le flanker poursuit : "L’an dernier, on n’avait pas fait de contact avant d’affronter Nevers et on s’était rendu compte après coup, que cela avait manqué au groupe. Il était donc important de mettre vite du contact dans nos entraînements cette semaine, pour se remettre tout de suite dans la compétition après une coupure." L’ASBH n’a plus le droit à l’erreur. Après avoir déjà grillé deux jokers à domicile face à Angoulême et Oyonnax, elle doit désormais réaliser un parcours sans faute à Raoul-Barrière, si elle veut rester en vie dans la course à la qualification. Tous les chemins mènent donc au succès ce soir. Et les Biterrois connaissent la marche à suivre dixit Jean Baptiste Barrère : "Nos adversaires sont très performants à l’extérieur notamment chez les gros. Cette équipe s’appuie sur un très gros paquet d’avants et mise beaucoup sur les mauls pour construire leur jeu. Un secteur où ils sont vraiment excellents, derrière leur touche qui est, elle, la plus forte de Pro D2. Ils parviennent également à garder longtemps le ballon en enchaînant des grosses séquences. On s’attend donc à un gros combat."

Alors, pour tenter de contrer cet alignement adverse redouté, les Rouge et Bleu ont aligné d’entrée leurs deux meilleurs sauteurs en troisième ligne (Massot et Wilkins). Et comptent également se "reposer" sur leur agressivité défensive pour étouffer les visiteurs selon le flanker : "Notre défense est impériale ces derniers temps et nous devrons vraiment la garder face à Nevers. À l’image du combat que nous avons mis dans certaines rencontres. Il faudra aussi conserver au maximum le ballon pour imposer notre jeu chez nous." Le prix à payer pour s’affranchir du passé et espérer enfin se projeter.

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Julien LOUIS
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