Rémi Brosset monte en puissance

  • Le jeune arrière biarrot n’en finit pasde progresser. Photo P. O.
    Le jeune arrière biarrot n’en finit pasde progresser. Photo P. O.
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Blessé en début de saison, le jeune arrière vient d’enchaîner quatre titularisations et découvre le haut-niveau.

Le Pays basque est une terre formidable où il pleut et vente une bonne partie de l’hiver. C’est, du coup, un terrain de jeu idéal et la meilleure des formations possibles, dans la lecture des trajectoires aériennes des ballons, pour un arrière qui découvre le haut niveau. Rémi Brosset ne peut que confirmer. Blessé au cours des matchs amicaux de pré-saison (entorse du genou), ce qui l’a éloigné du groupe pendant trois mois, il a fait ses premiers pas sous ses nouvelles couleurs et dans le monde professionnel à Nevers, début décembre et vient d’enchaîner quatre rencontres avec le numéro quinze.

En difficulté - comme son équipe - face à l’USON, l’ancien membre du Pôle Espoirs de Talence monte depuis en puissance et profite des conditions météorologiques compliquées pour mettre à profit une certaine aisance sous les ballons hauts. "J’ai toujours aimé ça, affirme-t-il. En Espoirs ou dans les catégories inférieures, il n’y a pas trop de bons ballons tapés ou alors les coups de pied sont trop longs, donc il y a très peu de duels aériens. Là, j’ai pu vivre des vraies confrontations avec des mecs qui ont de la bouteille. Ce n’est pas une partie facile, en l’air, mais j’ai pris de l’assurance dans ce domaine. Je me sens de plus en plus à l’aise."

International chez les jeunes

Ça tombe plutôt bien. Privé de Darly Domvo (lésion musculaire à la hanche) et alors que Ximun Lucu se remet d’une fracture des cartilages de deux côtes, le staff rouge et blanc devrait renouveler la confiance en son jeune arrière, vendredi soir, face à Valence Romans. Au sujet de Brosset, les apparences sont parfois trompeuses. S’il a bien effectué une bonne partie de sa formation rugbystique au SU Agen, c’est dans le Béarn, à Jurançon, qu’il a débuté le rugby à l’âge de 4 ans. Sa signature à Biarritz ? Elle est à mettre au crédit de Matthew Clarkin, stagiaire au centre de formation d’Agen avant son arrivée au BO, qui l’a connu dans le Lot et l’a convaincu de le rejoindre sur la Côte Basque. "C’est un gamin qui fait ses premiers pas en pro, rappelle le directeur sportif. À chaque sortie, on voit davantage ses qualités. C’est très intéressant pour lui. On est content qu’il continue de se développer." International chez les jeunes, de seize à dix-neuf ans, il espère désormais engranger du temps de jeu, "devenir plus perforant dans la ligne et plus créateur" et, in fine, embrasser une carrière professionnelle qui vient tout juste de commencer.

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Pablo ORDAS
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