Rouen a besoin de points

  • Rassurés par leur prestation sur leurs terres face aux Montalbanais, les Rouennais espèrent entamer la nouvelle année par une victoire face aux Aurillacois. Photo André Roques
    Rassurés par leur prestation sur leurs terres face aux Montalbanais, les Rouennais espèrent entamer la nouvelle année par une victoire face aux Aurillacois. Photo André Roques
Publié le

Le club normand a la chance, en recevant Aurillac, de pouvoir bien démarrer cette année. Les Cantaliens sont à la portée des Rouennais, qui ont l’obligation de prendre les points à domicile, quelle que soit la manière.

Englué à la treizième place, Rouen a vu revenir les autres mal classés, lors de la session de matchs en retard de la fin décembre, mais reste à portée de la douzième place occupée par Grenoble, en cas de succès face à Aurillac, le visiteur du soir. C’est bien là toute la vérité de cette poule de Pro D2, tout reste encore possible pour tout le monde. Pour cela, Rouen a fait évoluer sa stratégie, en responsabilisant les joueurs, et en renforçant le travail sur les mauls et les touches, points faibles de la formation normande depuis plusieurs saisons. Aurillac est réputé pour son gros paquet d’avants, il va donc falloir rivaliser. Ce sont donc les joueurs, Matthieu Bonnot et James Johnston en tête, qui ont pris les rennes du jeu d’avants, aidé par Thomas Lainault pour la touche.

Car encore plus que depuis la mise à l’écart de Christophe Hamacek début décembre (dont un entretien a eu lieu mercredi avec le président et le propriétaire du club, afin d’aborder sa situation, la décision définitive devrait tomber sous peu), Richard Hill était seul cette semaine, puisque Tom Palmer (en stage à Marcoussis) n’est rentré qu’hier pour la mise en place.

Du côté des joueurs, l’ambition est de mise, reboosté notamment par la belle prestation face à Montauban, le groupe a bien conscience de sa capacité à produire des matchs aboutis, si tout le monde est concentré, discipliné, et va dans le même sens.

La cohésion avant tout

La trêve a aussi permis le retour de joueurs importants, en premier lieu, l’arrière irlandais Peter Lydon, maître à jouer au pied de Rouen, qui avait rendu des statistiques intéressantes, avant de se faire casser la mâchoire face à Béziers. On note aussi les retours de James Johnston et de Thomas Lainault, ce dernier sera responsable des annonces, et a très faim de jeu, après une bien longue absence.

Le jeu se jouera surtout devant, il faudra donc pouvoir répondre en fixant le pack aurillacois en le fatiguant, et savoir ouvrir au large pour créer de la vitesse et des espaces, et filer à l’essai. Ça, ce sont l’envie et la théorie, mais en position idéale et en cas de pénalité, Rouen prendra les points. Les pénaltouches, face à une équipe qui contre bien, ne seront pas privilégiées.

Pour cela, le groupe a travaillé en cohésion, et non pas par groupe séparé, en envoyant du jeu entre avants et centres, afin de dynamiser. Rouen veut provoquer la réussite, mais ne s’attend pas à avancer de vingt mètres en ballon porté face à la force cantalienne.

L’ensemble du groupe a respecté le programme, hormis quelques kilos pris par un petit nombre et qui devrait vite disparaître. Tous vont dans le même sens, on note les retours de Erwan Nicolas, et Dean Adamson dans la rotation. Pour ce dernier, sur lequel le club fonde des espoirs non accomplis pour le moment, c’est une nouvelle opportunité de montrer le joueur qu’il peut être. Annoncé partant dès cet hiver pur finalement rester (tout comme Carl Fearns), il a, par sa titularisation, la confiance de Richard Hill, mais pour combien de temps encore ? À lui de se montrer.

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Gaël LECOEUR
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?