Colombe : « Je n’ai encore rien prouvé »

  • Georges Henri COLOMBE REAZEL of Racing 92 during the Top14 match Between ASM Clermont Auvergne and Racing 92 at Clermont Ferrand, France on January 03th 2021 ( Photo by Hugo Pfeiffer / Icon Sport ) - Stade Marcel Michelin - Clermont Ferrand (France)
    Georges Henri COLOMBE REAZEL of Racing 92 during the Top14 match Between ASM Clermont Auvergne and Racing 92 at Clermont Ferrand, France on January 03th 2021 ( Photo by Hugo Pfeiffer / Icon Sport ) - Stade Marcel Michelin - Clermont Ferrand (France) Icon Sport - Icon Sport
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Georges-Henri Colombe (Pilier du Racing 92) s’est installé comme le titulaire indiscutable à droite de la mêlée du Racing, Depuis le début de saison. Le colossal George-Henri Colombe (1,93 m et 135 kg) a même attiré le regard du staff du XV de France… Mais qui est-il, au juste ?

Vous avez été appelé par Fabien Galthié pour préparer les tests d’automne et ferez à nouveau partie du groupe France en vue du prochain Tournoi des 6 Nations. On vous connaît pourtant peu. Pouvez-vous présenter ?

J’ai 22 ans, je suis né et j’ai grandi à Paris. Petit, je voulais être policier pour aider les autres. Mais j’ai bifurqué, quoi… Mes parents ? Mon papa bosse au PC sécurité du Louvre, ma mère à la médiathèque du conservatoire national.

Connaissez-vous le Louvre par cœur ?

Par cœur, non. Mais assez bien… De façon générale, je suis très attiré par les arts. Je peins des paysages avec ma petite amie, je joue de la musique, des trucs comme ça… Pendant le confinement, j’ai par exemple reproduit une belle plage des Antilles. Ça m’a aidé à tuer le temps.

Et la musique, alors ?

Mes goûts vont de la musique classique au zouk antillais, en passant par la pop urbaine.

Êtes-vous issu d’une famille de rugbymen ?

Pas du tout. Ma mère a fait de l’athlétisme, mon père était un footeux. Je suis venu au rugby par hasard, via l’association « Rugby Urban Attitude » (créée par l’ancien Racingman Stéphane Jourdan, elle fait le lien entre rugby et culture urbaine en Ile-de-France). J’ai tout de suite accroché. Dans la foulée, j’ai signé ma première licence à Nanterre (Hauts-de-Seine). Mais avant ça, il fallut batailler : ma mère avait peur pour moi…

Avez-vous toujours été pilier ?

Non, j’ai été converti sur le tard. J’adore le ballon et j’ai très longtemps joué numéro 8.

La conversion a-t-elle été difficile ? Vous êtes très grand pour un pilier…

J’ai été très bien entouré au Racing : Pato Noriega, Julien Brugnaut, Census Johnston ou Luc Ducalcon m’ont énormément aidé à corriger mon positionnement. J’ai aussi profité de mon passage en ProD2 (2018) pour m’enrichir : à Nevers, je suis sorti de ma zone de confort. Et des mêlées, là-bas, j’en ai beaucoup mangées…

La jeunesse du Racing fait beaucoup parler d’elle, ces derniers temps…

(il coupe) J’ai grandi avec « Gibus » (Antoine Gibert), Ibrahim Diallo, Boris Palu, Teddy Baubigny ou Hassane Kolingar. Depuis l’époque du centre de formation, on est jamais loin les uns des autres. On part même en vacances ensemble, c’est dire…

À votre sujet, Laurent Travers dit souvent que vous avez un potentiel physique ahurissant mais que vous ne vous faites pas assez violence. Êtes-vous d’accord avec ce constat ?

Il a raison… J’essaie néanmoins de changer ma personnalité.

Comment ça ?

Je suis d’un tempérament assez calme, j’essaie toujours de ne pas faire de vagues… D’un autre côté, j’ai compris avec le temps qu’il faut être méchant sur le terrain, qu’il faut savoir faire mal à son adversaire. Je bosse sur ça.

Est-il difficile de se forcer à être méchant ?

Franchement, oui ! Ce n’est pas du tout dans ma nature ! Mais bon… Le rugby est mon métier, il faut que j’en apprenne toutes les facettes…

De qui tenez-vous ce physique de colosse ?

Je ne sais pas… Mon père n’est pas gigantesque, ma mère non plus… Il faut croire que j’ai eu de la chance !

Au terme du premier confinement, vos coachs ont été agacés de vous voir revenir au club en surpoids. Que s’était-il passé, au juste ?

Quand je m’arrête, je prends du poids assez rapidement. C’est ma morphologie qui veut ça. Mais je perds aussi mes kilos rapidement. Je ne me prends pas la tête plus que ça, par rapport à mon poids… Ça va, ça vient…

Vous faites une saison assez dingue avec le Racing. Comment la vivez-vous ?

Je me dis juste que le travail paie. Mais je suis surtout conscient de n’avoir encore rien prouvé. Quand ma chance viendra en sélection, j’espère pouvoir leur prouver que j’ai ma place et qu’ils peuvent compter sur moi.

Vous avez été appelé par Fabien Galthié mais ne comptez toujours pas de sélection avec l’équipe de France. Est-ce frustrant ?

C’est la faute à pas de chance. Je ne dis pas que j’aurais joué mais je me suis blessé au genou assez rapidement, pendant la tournée d’automne. J’espère que les blessures me laisseront en paix, cette fois-ci…

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