Le Tournoi débutera bien, mais…

  • La ministre déléguée aux Sport Roxana Maracineanu en compagnie de Bernard Laporte, président de la Fédération Française de Rugby
    La ministre déléguée aux Sport Roxana Maracineanu en compagnie de Bernard Laporte, président de la Fédération Française de Rugby Icon Sport
Publié le , mis à jour

En visite au Grand Palais, mardi sur le Champs de mars à Paris, la ministre déléguée aux sports Roxana Maracineanu s’est exprimée sur le sujet qui inquiète tout le rugby européen : les conditions à la tenue du Tournoi des 6 Nations 2021. Jusqu’ici, tout va bien..

Alors que la situation sanitaire à l’échelle continentale vient de conduire à la suspension des Coupes d’Europe pour les deux week-ends à venir, le doute plane sur le maintien du Tournoi des 6 nations aux dates prévues, à compter du 6 février.

Ce mardi, une réunion se tenait à Paris avec, autour de la table, le ministère des Sports et le comité des 6 nations, qui organise l’épreuve. S’il est trop tôt pour une quelconque annonce officielle, dans un sens ou dans l’autre, le ministère a dans un premier temps rappelé à ses convives les préalables non-négociables à la tenue d’un tel événement. Un protocole sanitaire précis et particulier strict pour encadrer les équipes, tout au long de la compétition, devra être transmis dans les prochains jours pour validation ministérielle ou amendement et, dans le pire des cas, refus.

Par ailleurs, la ministre déléguée aux sports Roxana Maracineanu s’est exprimée ce mardi à propos de la tenue du Tournoi, en cette année si particulière. «Le premier match va se jouer contre l’Italie» rapportaient nos confrères de RMC. Maracineanu mettait ensuite la pression sur la suite de la compétition, en exigeant un protocole exemplaire. «Pour celui contre l’Irlande et l’Angleterre, il faut que l’on obtienne vraiment les garanties nécessaires de la part de ces pays pour qu’ils nous montrent que le protocole est aussi exigeant et sérieux que celui que nous avons en France. Quand il y a des rencontres internationales, nous mettons en péril, en quelque sorte, la santé de ces sportifs. Donc il faut que l’on ait les garanties à hauteur de ce que nous engageons, nous, comme moyens pour préserver la santé des sportifs, et il faut que ce soit la même chose dans tous les pays.»

Le précédent bayonnais tend les rapports

Pour rappel, l’apparition d’un nouveau variant du virus Covid-19, plus contagieux, tend la situation outre-Manche. Cette semaine, l’Angleterre enregistrait près de 1 500 décès par jour, au point le plus critique depuis le début de la crise. Et le gouvernement français surveille d’un œil particulièrement attentif les événements internationaux de rugby, pour éviter l’accélération de la contagion de ce côté-ci du Chanel. Car, en la matière, le rugby a un passif : c’est justement lors d’une rencontre entre Français et Anglais, plus précisément Bayonne et Leicester, que l’effectif basque avait été massivement contaminé par le variant. Devenant, alors, le premier foyer déclaré de «covid anglais» sur le sol français.

Une situation qui avait nettement tendu les instances gouvernementales et placé le rugby dans l’œil du cyclone. Au sujet de la Coupe d’Europe, ce sont donc les ministères des sorts, de la santé mais aussi le ministère de l’intérieur et le bureau de l’Élysée qui avaient pris la main sur le dossier pour imposer leur décision d’une suspension de la compétition.

Au sujet du Tournoi des 6 nations, il devrait en être de même. Si les organisateurs maintiennent leur message de confiance pour une tenue de la compétition aux dates initialement prévues, assurant qu’ils présenteront dans les prochains jours un protocole sanitaire «irréprochable et qui sera contrôlé au pied de la lettre», c’est bien le ministère qui a repris la main sur ce dossier et imposera, in fine, ses directives. De quoi nourrir un doute qui, de toute façon, sera soumis aux prochaines évolutions de la situation sanitaire. Des deux côtés de la Manche.

Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?