Montauban veut décoller

  • Le troisième ligne sud-africain de Montauban Luke Stringer s’est parfaitement acclimaté au Pro D2. Photo Stéphanie Biscaye
    Le troisième ligne sud-africain de Montauban Luke Stringer s’est parfaitement acclimaté au Pro D2. Photo Stéphanie Biscaye
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Après le rendez-vous manqué à Carcassonne, l’USM reprend la compétition avec un match capital qui déterminera la suite de sa saison.

Comme souvent en janvier, les points comptent double. Pour Montauban d’autant plus, ce premier mois de l’année s’avère déterminant pour la saison en cours. Le déplacement à Carcassonne était l’occasion idéale de clôturer une belle phase aller et valider toutes les prestations à l’extérieur encourageantes mais stériles. La Covid-19 (et peut-être des négligences) aura empêché sa tenue. Cela a le don de renforcer le "sentiment de revanche" qu’éprouve l’entraîneur des avants Florent Wieczorek, qui précise : "On va bien recevoir Oyonnax, en sachant ce qui s’est passé avec la Covid-19 après ce déplacement…" L’épisode de contamination massive suite au match aller dans le Haut-Bugey est toujours dans les têtes. "C’est un gros test ! Les trois prochains matchs sont contre les trois meilleures équipes du championnat (Biarritz et Perpignan suivront, N.D.L.R.), assure le troisième ligne Simon Augry. Mais on fait toujours des gros matchs contre les grosses équipes à Montauban." Cette réception de haut vol est l’occasion pour les Montalbanais de prouver qu’ils n’ont rien à envier aux grosses écuries.

Le soldat Stringer en exemple

Arrivé cet été dans la cité d’Ingres pour sa première saison hors de son pays natal l’Afrique du Sud, Luke Stringer est du même avis. Il place de grands espoirs dans ce groupe : "L’équipe a un beau potentiel. Nous sommes tout proches d’accomplir quelque chose de grand." L’entraîneur des trois-quarts David Byrnes abonde : "Bien sûr qu’il y a une marge de manœuvre. Nous sommes capables de mieux. Derrière, surtout, on n’a pas encore vu notre meilleur visage."

Trop souvent restreint à un jeu minimaliste, Sapiac a néanmoins montré de belles ressources quand il s’agissait de défendre. La conquête a également été un élément précieux. Le troisième ligne de 25 ans personnifie complètement la première partie de saison montalbanaise. Dur au mal, l’ancien des Sharks qui a évolué en Super Rugby s’est parfaitement acclimaté au Pro D2. Le natif du Cap (1,92 m, 103 kg) s’est montré féroce en défense et précieux dans les rucks. De quoi le laisser ambitieux : "Je suis très heureux d’avoir pris la décision de venir à Montauban. J’aimerais beaucoup monter en Top 14 avec ce club. Je m’y sens très bien et je rêve de jouer en Top 14 un jour."

Entre le Top 6 et la lutte du maintien

Alors que manque-t-il à Montauban pour franchir ce palier et jouer le haut de tableau ? "Nous avons été plutôt malchanceux au niveau comptable. Notre problème est la consistance. Il faut réaliser quatre-vingts minutes pleines pour passer un cap", conclut le Sud-Africain. Le match aller en est le parfait exemple, les hommes en vert lâchant le score après l’heure de jeu.

L’enjeu en vaut la chandelle ; se rapprocher du top 6 et vivre une fin de saison excitante. "Comme on a dit aux joueurs, on aura la deuxième partie de saison qu’on voudra !", précise Florent Wieczorek. C’est l’opportunité aussi de chasser le spectre des deux saisons précédentes, la lutte du maintien s’étant rapprochée avec les surprises de la semaine dernière. Sur un fil, comme on dit.

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