Taïeb : « Nous ne lâcherons pas le morceau »

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Après une défaite surprise à domicile contre Grenoble, Oyonnax doit rapidement se reprendre. Le troisième ligne Bilel Taïeb raconte la désillusion de la semaine dernière et évoque comme l'USO doit repartir de l'avant et s'améliorer dans les prochaines semaines.

Compte tenu du scénario de la rencontre, la défaite concédée devant Grenoble, la troisième à domicile, n’est-elle pas la plus indigeste ?

Que ce soit face à Vannes, Biarritz ou Grenoble, toutes ces défaites sont indigestes. La dernière est simplement celle de trop. Nous nous sommes totalement perdus en deuxième mi-temps alors qu’il y avait tout pour bien faire. Nous avons baissé la tête, manqué d’agressivité. Maintenant nous sommes face à la nécessité de vite rebondir, de nous racheter. Nous en avons besoin.

Ne craignez-vous pas que cette défaite plombe le mental de votre équipe ?

Il ne faut pas tomber dans ce délire. Nous savons de quoi nous sommes capables. Ce qu’il faut aujourd’hui c’est basculer à nouveau dans du positif parce que si nous continuons comme cela tout peut vite se compliquer.

De quelle manière pouvez-vous inverser la tendance après une suite de trois défaites consécutives ?

Quel que soit le match, quel que soit l’adversaire, la crainte de perdre sera toujours là, on ne l’écartera pas. Elle fait partie du jeu. Il faut l’accepter et la maîtriser en étant mieux armés dans nos têtes. Pour cela il est primordial de retrouver l’enthousiasme et le plaisir, mais aussi de nous mettre plus en difficulté à l’entraînement. Nous avons déjà montré que nous sommes capables de le faire.

Que vous êtes vous dit lors du retour à l’entraînement après le match contre Grenoble ?

Dans ces cas-là on ne dit rien. On travaille, c’est tout. Le reste nous appartient. C’est confidentiel.

Avez-vous cherché à déterminer quelles peuvent être les causes de cette défaite mais aussi de cette suite de résultats à l’opposé de ce qu’avait pu être votre début de parcours ?

On ne les occulte pas et il est bien sûr évident que nous sommes les premiers concernés. Sur le fond il n’y a rien de méchant et à partir du moment où nous ferons les choses correctement les résultats seront là. Le premier constat que l’on doit faire est que beaucoup de petits détails nous empêchent d’aller au bout de ce que nous volons mettre en place.

On peut imaginer qu’une suite de trois défaites vous place sous pression avant le déplacement à Montauban ?

Montauban est une très belle équipe et il faudra être présents. Nous avons préparé ce match à partir de vidéos, comme toujours, mais c’est avant tout sur nous-mêmes que nous devons nous focaliser. Peu importe ce qui se passera, l’essentiel sera d’être en cohérence avec ce que nous voulons faire. On peut perdre contre meilleur que soi à partir du moment où on a fait le boulot. Au-delà du résultat, il y a aussi l’état d’esprit du collectif.

Le sentez-vous fragilisé aujourd’hui ?

Il faut bien mettre les choses en place. Ce n’est pas la crise. On ne se fait pas la guerre. Le groupe va bien et vit bien. L’ensemble des joueurs a parfaitement conscience de ce qu’il faut améliorer, régler. Nous sommes tous suffisamment matures et professionnels pour en être conscients. Aujourd’hui nos attitudes démontrent que nous ne lâcherons pas le morceau.

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Propos recueillis par Jean-Pierre Dunand
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