Castres, des recrues qui portent

  • Gaëtan Barlot est peut-être la meilleure recrue de l'intersaison.
    Gaëtan Barlot est peut-être la meilleure recrue de l'intersaison. Icon Sport - Icon Sport
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Les Tarnais restent sur trois succès consécutifs, dont deux de prestige à l’extérieur. Leurs recrues ne sont pas étrangères à ce redressement.

C’est avec le sourire que les Tarnais iront à Clermont samedi. Sans trop de pression et avec les voyants repassés au vert. Bien sûr, rien n’est fini. Mais force est de constater que le Castres olympique, moribond fin 2020, a réussi à redresser la barre en l’espace d’un mois et que le club tarnais respire désormais beaucoup mieux, à six points seulement de la sixième place, synonyme de barrage qualificatif.

Le réajustement du staff voulu par le président Pierre-Yves Revol a porté ses fruits. Sur le terrain, le CO est redevenu cette équipe polymorphe capable de s’adapter à toutes les situations ; de jouer un rugby tantôt « pénible », tantôt aéré, porté par des joueurs qui ont visiblement repris confiance en leurs capacités. Ce fut visible lors des trois derniers matchs et encore un peu plus à Montpellier dimanche, où les Tarnais sûrs de leurs forces ont accepté d’être menés au score, sans renoncer, avant de porter l’estocade, comme souvent, dans les dernières minutes de la rencontre. Cette bonne période castraise coïncide aussi avec le rendement des recrues qui trouvent leurs marques et l’essor de jeunes joueurs très prometteurs.

Les jeunes poussent aussi

On peut dire que le staff tarnais a eu le « nez creux » dans son recrutement et que la plupart des joueurs arrivés dans le Tarn depuis le début de l’exercice apportent une réelle plus-value. Passons sur le phénomène Gaëtan Barlot, jeune talonneur de 22 ans qui assume avec des épaules de taulier toutes les charges qui pèsent sur ce poste éminemment stratégique depuis les blessures de Kévin Firmin et Mac-Antoine Rallier. L’arrivée cette semaine à Pierre-Fabre de Paula Ngauamo en provenance d’Agen pourrait lui permettre de souffler après un début d’année colossal de sa part. Citons aussi la flèche venue du VII, Vilimoni Botitu qui, après quelques mois à s’acclimater aux particularités du XV, parvient à se faire une place de choix dans la ligne de trois-quarts tarnaise.

Le demi de mêlée uruguayen Santiago Arata a parfaitement assuré l’intérim pendant l’absence pour blessure de Rory Kockott et prend un peu plus d’ampleur, sortie après sortie. Devant, les deuxième ligne Ryno Pieterse et Florent Vanverberghe brillent par leur puissance et leur capacité à porter le ballon. Idem pour le polyvalent Kévin Kornath qui amène son impact tantôt en deuxième ligne comme à Lyon, tantôt en troisième ligne. La troisième ligne, justement, parlons-en ! Celle du CO est en ce moment toute puissante, déjà garnie des très performants Anthony Jelonch, Baptiste Delaporte, Matthieu Babillot et Ma’ama Vaipulu…

Le plus drôle dans tout ça ? La plupart de ces joueurs « moteurs » du renouveau castrais sont des gosses nés à la toute fin des années 90. Jérémy Fernandez et Thomas Fortunel, associés à la charnière titulaire samedi à Clermont, sont nés respectivement en 1997 et 1995. Barlot, Botitu et Pieterse sont nés en 1998, Jelonch et Kornath en 1996. Vanverberghe se paie même le luxe d’avoir vu le jour en 2000 ! Rassérénés mais toujours humbles, les Tarnais veulent assurer le maintien au plus vite et ne parlent pas du haut du tableau. Ils y sont pourtant redevenus mathématiquement candidats…

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David BOURNIQUEL
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