La débordante envie de Sazy

  • Romain Sazy en action lors du match face à Clermont en novembre dernier
    Romain Sazy en action lors du match face à Clermont en novembre dernier Icon Sport
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Malgré deux chevilles fracturées en 2020, le capitaine Romain Sazy, 34 ans, semble plus debout que jamais.

Pas de jalouses. D’abord la gauche, puis la droite. «J’ai fait les deux chevilles, sourit Romain Sazy. Maintenant, c’est fini. 2020 est passée !» Seulement huit matchs disputés et à peine plus de 400 minutes de jeu dans les jambes entre deux fractures, c’est peu dire que le "Shérif" ne gardera pas un souvenir impérissable de la précédente année civile. Loin de lui, pourtant, l’idée de se "plaindre." Car à 34 ans et bientôt 300 matchs en pro, le deuxième ligne est très souvent passé entre les gouttes. Point de blessures sérieuses dans le rétroviseur. L’infirmerie ? Il veille à ne pas s’y attarder. Pas plus tard qu’en novembre, avoir quitté précipitamment le synthétique du stade Jean-Bouin, Romain Sazy a même dû être ramené à la raison par le staff médical. «Les images montraient une blessure nette. Au bout de quinze jours, je voulais déjà tout enlever et recommencer à marcher. Ils étaient plus en train de me freiner qu’autre chose, en rigole le capitaine rochelais. Il vaut mieux ça plutôt qu’ils aient à me pousser. J’ai bien bossé pour revenir le plus rapidement possible, je me sens très bien. Dès que tu as le verdict, il faut penser immédiatement à la reprise. Tu fixes la date et tu essaies de gratter quelques jours voire quelques semaines.»

"Un titre serait tellement fabuleux"

Il est comme ça, Romain Sazy. Transcendé par l’envie. L’envie de jouer, d’enchaîner et, d’enfin, soulever un trophée avant de raccrocher. «Tant que le corps suit et la tête ne dit pas non, je ne me pose pas trop de questions. Je profite, je suis un privilégié, j’essaie de vivre de grands moments avec La Rochelle, confiait déjà l’intéressé à l’intersaison. Avoir un titre serait tellement fabuleux. Le club le mériterait amplement. C’est mon objectif, c’est clair.» Leader naturel, le Tarn-et-Garonnais fait l’unanimité autour de lui, érigé en exemple. Y compris par un Will Skelton dithyrambique : «Sazy ? Un mec génial ! Bon coéquipier et père de famille, grand joueur, l’un des piliers de notre équipe. Il m’a beaucoup aidé à m’intégrer.» Dimanche à l’Arena, outre "se jauger", le capitaine du Stade rochelais voudra guider les siens à "se racheter". Si la première de ses 262 sorties en jaune et noir était un déplacement au Racing, Romain Sazy a vécu la cinglante rouste de l’an passé (49-0) depuis les tribunes. Mais ça, c’était en 2020.

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Romain ASSELIN
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