Comment les Bleus vont-ils s’entraîner ? Avec ou sans « partenaires d’entraînement » ?

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    Comment les Bleus vont-ils s’entraîner ? Avec ou sans « partenaires d’entraînement » ? Sportsfile / Icon Sport
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C’est à un drôle de paradoxe que devrait être confronté Fabien Galthié, lors de sa reprise en main des Bleus dimanche. Parce qu’au-delà de toutes les problématiques humaines que le « cluster XV de France » posera nécessairement dans la gestion du groupe, le sélectionneur devrait être obligé de s’asseoir sur sa sacro-sainte méthode de travail, juste pour la semaine où elle aurait été le plus nécessaire…

On veut parler ici des fameux « entraînements à haute intensité » pour lesquels le sélectionneur a toujours tenu à disposer d’un groupe suffisamment élargi pour maintenir des oppositions à 15 contre 15, afin de pallier les inévitables pépins physiques (ceux connus par Bamba et Geraci du côté de Lyon ou de Villière avec Toulon en faisant foi). Car si les clubs du Top 14 ont considérablement joué le jeu en incorporant 27 potentiels sélectionnables à leurs effectifs ce week-end), difficile de nier que les Bleus s’avanceront dans un relatif manque de rythme, à l’heure d’affronter l’Angleterre à Twickenham.  

Le hic ? Il est qu’après plus de trois semaines d’inactivité pour une bonne moitié du groupe, si une reprise en douceur semble inévitable, il aurait semblé tout aussi indispensable que les joueurs s’entraînent à 110, voire 115 % afin de retrouver des sensations de match. Ce qui semble difficilement possible avec un groupe cette fois-ci strictement réduit à 31 éléments... Et si la tentation d’ouvrir les entraînements du XV de France à des « immuno-covidés » issus des rangs des U20 ou du 7 doit être débattue en début de semaine, il va sans dire que cette possibilité relèverait politiquement de la grossière erreur politique, au vu de l’actualité de ces dernières semaines...

Les stars à défaut du système

De quoi redouter in fine, entre manque de rythme et impossibilité de s’entraîner à haute intensité, le risque d’un manque de coffre aux approches de l’heure de jeu samedi après-midi ? C’est malheureusement une crainte légitime, l’expérience du Top 14 ayant démontré que toutes les équipes impactées par un foyer de covid-19 cette saison ont connu des difficultés à terminer (et à gagner) leurs matchs après une coupure sanitaire...

Toutefois, si le lot commun des équipes impactées par la Covid-19 consiste à reprendre la compétition en l’absence de ses joueurs cadres, le XV de France a en revanche de chance dans son malheur… En effet, le report de France-Écosse lui a non seulement permis d’échapper à un piège grandeur nature (qui consistait à affronter le XV du Chardon en l’absence de plus de la moitié du XV titulaire), mais aussi de réintégrer à la vitesse express des cadres comme Romain Ntamack, Virimi Vakatawa ou Camille Chat, sans parler des « covidés » Baille, Marchand, Haouas, Ollivon, Dupont et consorts. De quoi, au final, affronter l’Angleterre avec rien moins que l’équipe-type du moment…

On a connu pire, vous en conviendrez, pour se sortir du bourbier d’une crise sanitaire ! Dès lors, ne reste plus qu’à espérer que l’envie de (re)jouer pour un succès historique dans la quête d’un grand chelem sera plus forte que d’éventuelles physiques. L’esprit ayant, jusqu’à preuve du contraire, souvent démontré sa supériorité sur la matière...

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