Pas de happy end pour le Racing

  • Le Racing 92 passe à l'offensive avec Juan Imhoff
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Rois du suspense depuis le début de saison, les Racingmen ne sont cette fois pas parvenus à renverser le cours de la rencontre dans les ultimes minutes.

Petit cours de mathématiques : si, sur ses 58 points obtenus avant le coup d’envoi de cette 18e journée, le Racing 92 en a arraché 27 dans le dernier quart d’heure des rencontres, quel est le pourcentage de points pris par le club francilien au bout du suspense ? Un calcul en croix, une calculette (ou une feuille pour les meilleurs d’entre-nous) et voilà que le résultat est sans appel : depuis le coup d’envoi de la saison, les joueurs de Laurent Travers sont parvenus à glaner 46,5 % de leurs points dans les quinze dernières minutes des rencontres. Alors, avec six victoires et trois bonus arrachés entre la 65e minute et le coup de sifflet final, les Franciliens ont prouvé à maintes reprises leur capacité à finir les rencontres en trombe. Grâce à un travail physique minutieux ? À une préparation psychologique hors pair ? Ou peut-être simplement la confiance accumulée par un groupe, convaincu par sa capacité à renverser des montagnes, à défendre les causes les plus désespérées ? Certainement un peu de tout cela. Sauf que cette fois, la pièce n’est pas retombée du bon côté pour les Racingmen. Et s’ils sont restés dans le coup jusqu’au terme de la rencontre, recollant à une longueur à la 72e minute de jeu (21-20) jamais les Franciliens n’ont trouvé la clé pour faire vaciller définitivement un navire toulonnais amoindri par les absences, mais pour qui la défaite était inenvisageable.

« Compliqué de courir derrière le score »

Bousculés en première période, mais surtout incapables d’afficher la constance qui fait la force de ce groupe depuis le début de saison, la machine Ciel et Blanc a fini par s’enrayer, par vaciller. « On a mis de bons temps de jeu et derrière on a perdu des ballons. On a été en dents de scie, notait Camille Chat. Nous avons mis du rythme sur les 15 dernières minutes, mais on s’est réveillés un peu trop tard, et c’est compliqué de courir derrière le score. » Pris dans le jeu d’occupation et indisciplinés, les Racingmen sont malgré tout parvenus à bousculer le RCT par séquences. Pas suffisant, malgré tout, face à une équipe qui venait de chuter deux fois à domicile, et qui jouait son honneur ce samedi soir à Mayol. « Il y a de la déception, car quand vous êtes à quatre points c’est que vous n’êtes pas loin, mais aussi parce qu’on n’a pas fait ce qu’il fallait en terme de contenu sur 80 minutes, reconnaissait Laurent Travers après la rencontre. On n’a pas fait ce qu’il fallait pour remporter un match à l’extérieur. On manque de précision en première mi-temps, on est attentistes, on ne fait pas attention à pas mal de choses, il y a du déchet. Après, on a joué sur courant alternatif. Il y a des moments où on est capables de faire des séquences énormes mais on ne maintient pas cette pression. » À courir derrière des Toulonnais qui passaient un test de caractère, les Franciliens ne sont donc pas parvenus à renvoyer les Varois à leurs pénates dans le sprint final de la rencontre. Et si ce 28e point arraché dans le dernier quart d’heure permet au Racing 92 de conserver son matelas de quatre longueurs sur Clermont dans la course au podium, nul doute que les joueurs Franciliens auraient préféré un tout autre bouquet final, et une nouvelle happy end. À charge de revanche ? Réponse après la trêve internationale. 

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PIERRICK ILIC-RUFFINATTI
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