Les Palois rattrapés par la réalité

  • Pour Quentin Lespiaucq-Brettes, Matt Philip, Fabrice Metz et les Palois, l’objectif est de maintenir la Section en Top 14 sans passer par un barrage toujours délicat à négocier. Photo Icon Sport
    Pour Quentin Lespiaucq-Brettes, Matt Philip, Fabrice Metz et les Palois, l’objectif est de maintenir la Section en Top 14 sans passer par un barrage toujours délicat à négocier. Photo Icon Sport
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Les Palois de Quentin Lespiaucq ont chuté à la treizième place le week-end dernier en raison de la victoire de Bayonne face à Agen. Les voilà en zone orange.

Cette période de trois semaines sans match n’est pas évidente à gérer pour tous les clubs, et d’autant plus pour la Section paloise qui a perdu une place au classement le week-end dernier. Alors même si cette trêve a permis de régénérer les corps et soigner les bobos, les Béarnais ont pris un nouveau coup derrière la tête. Depuis leur canapé, ils ont assisté impuissants à la victoire bonifiée de Bayonne face à Agen. Les voilà virtuels barragistes, une position bien délicate avant d’aborder les sept dernières journées de championnat où ils auront fort à faire pour sauver leur place en Top 14 sans passer par un match couperet qui est pour l’instant un véritable traquenard puisque le finaliste du Pro D2 est toujours sorti vainqueur de cet affrontement depuis sa création.

Ce recul au classement n’est certes pas une surprise mais il vient concrétiser une réalité qui a mis du temps à se dessiner au regard des nombreux matchs reportés depuis le début de la saison. Et pourtant, elle est bien cruelle : la Section va aborder la dernière ligne droite avec un retard de quatre points sur le premier non relégable. "On y était préparé, reconnaît le talonneur Quentin Lespiaucq-Brettes. On savait que Bayonne allait bien préparer la venue d’Agen. On ne se faisait pas de fausses idées même si les Agenais étaient déterminés à obtenir leur premier succès. Les Bayonnais ont parfaitement rempli leur mission avec un point de bonus offensif. Mais tout cela ne change rien pour nous. Il nous reste trois matchs contre des concurrents directs, dont deux à la maison et on doit viser ces matchs-là pour pouvoir recoller au classement. Ensuite, il nous faudra aussi d’autres victoires pour espérer autre chose qu’une treizième place."

Soigner la cohésion

Le talonneur est formel : l’enthousiasme est toujours là, l’envie de se battre aussi. "Je crois que l’on a senti un esprit de corps lors du dernier match à Bordesaux. Malgré la défaite, on a joué en équipe, même si nous commettons toujours des petites erreurs qui se répètent de matchs en matchs. Mais j’ose espérer que nous sommes sur la bonne voie." Pour tenter de capitaliser sur les bonnes sensations ressenties à Chaban-Delmas et pour mieux se retrouver autour d’une ambition commune, les Palois sont ensuite partis en stade pendant trois jours à Hagetmau dans les Landes. "Le but était de nous retrouver hors de nos bases, poursuit Quentin Lespiaucq-Brettes. L’important était d’être ensemble pendant trois jours, hors de notre centre d’entraînement habituel. Cela nous a permis de voir autre chose, de faire d’autres activités pour nous aérer l’esprit et préparer au mieux la fin de saison."

Il n’a donc pas été question que de rugby mais surtout de cohésion, alors que le calendrier parsemé de nombreux week-ends sans match pendant cette période internationale pourrait entraîner une démobilisation même inconsciente : "On a repris l’entraînement normalement depuis lundi, avec un peu plus de physique intégré tout en commençant à se projeter petit à petit sur le prochain match à Castres. On sait que ça sera âpre, comme toujours face au CO. Les Castrais ont eu un début de saison difficile en raison de la Covid et ils n’étaient pas à leur place, mais ils pourraient maintenant très bien basculer vers le haut du tableau." Un espoir que les Palois ont longtemps caressé, avant de glisser peu à peu vers cette treizième place devenue réalité.

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