La victoire en chantant pour les Bleues

  • Emilie Boulard of France during the Women's Six Nations match between France and Wales at Stade de la Rabine on April 3, 2021 in Vannes, France. (Photo by Vincent Michel/Icon Sport) - Stade de la Rabine - Vannes (France)
    Emilie Boulard of France during the Women's Six Nations match between France and Wales at Stade de la Rabine on April 3, 2021 in Vannes, France. (Photo by Vincent Michel/Icon Sport) - Stade de la Rabine - Vannes (France) Icon Sport - Icon Sport
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Encore mieux qu’en février 2020 quand les Bleues avaient réalisé le score parfait de 50-0. Cette fois, 8 essais et 53 points ont concrétisé une domination sans partage des tricolores samedi soir à Vannes.

Que dire, qu’écrire en vérité sur ce match ? Si ce n’est enfoncer des portes ouvertes, par des poncifs éculés du journalisme sportif. On ne va pas jeter le bébé avec l’eau du bain, certes pas, et il n’est nulle question ici de faire un quelconque procès d’intention à qui que ce soit, mais on ne peut éluder la question de l’intérêt d’une telle rencontre entre forces trop disproportionnées pour apprécier à sa juste valeur la réalité de la performance.

Maîtrise collective

Gardons seulement en mémoire la manière dont les filles d’Annick Hayraud ont su construire leur victoire. Nous eûmes vite compris que les choses seraient simples parce que les Tricolores avaient en elles ce talent pour justement rendre ce match à leurs mains. Les Françaises rayonnaient de bonheur, les Galloises atones, KO debout d’avoir pris une telle fessée, mesuraient le chemin encore à parcourir pour espérer dans les années à venir, atteindre le niveau de jeu des Françaises. On le leur souhaite.

Globalité positive

La responsable technique de cette belle équipe de France ne boudait pas ni son plaisir ni son bonheur. Après cinq mois sans compétition, « c’était un match de reprise avec la crainte d’avoir quelques soucis en début de match », vite dissipés, « même si par instants, nous nous sommes mises en difficulté parce qu’on manquait de rythme. Cela étant, il y aura des points à améliorer, notamment sur nos ballons perdus en seconde période. La mêlée devra également être regardée avec attention. Ce sont des axes de travail. Mais sur la globalité, on ne peut qu’être satisfait », analysait cette dernière.

Provoquer l’adversaire

Si le match parfait n’existe pas (dixit Annick Hayraut), cette équipe de France peut quand même s’appuyer sur sa capacité à proposer de la variété dans son jeu. « On ne veut pas jouer pour jouer. S’il y a de la place pour jouer, alors il faut le faire. Nous ne devons pas nous limiter à faire du jeu au pied ou à attendre la faute de l’adversaire, mais bien au contraire aller la provoquer dans l’autre camp. » Mais c’est aussi savoir oser. « Si nous ne le faisons pas, nous risquons d’être gagnées par la fébrilité. Il faut que les filles se prennent en main, qu’elles prennent des initiatives. Allons jouer chez l’adversaire où il n’est pas. »

Plaisir retrouvé

Chez les filles, le sentiment prédominant était bien celui du bonheur et du plaisir retrouvés. « Notre objectif était de bien entrer dans ce Tournoi. Nous voulions faire un match de très haute intensité en ayant seulement travaillé sur quatre entraînements dans la semaine. Nous sommes donc plutôt satisfaites du contenu et pour valider ce match et son résultat, il faudra aller chercher quelque chose en Irlande », se plaisait à commenter Gaëlle Hermet fière capitaine d’un XV bleu blanc rouge souriant. Et le fait de n’avoir concédé aucun point à l’adversaire « est bien la preuve d’un état d’esprit et que nous sommes solides défensivement. C’est aussi l’un des autres points positifs de cette soirée », concluait celle-ci.

Le beau visage

Cette équipe de France reste donc belle lorsqu’elle met en œuvre sa mécanique. Caroline Boujard auteur des 3 premiers essais avait montré le chemin. « Nous avons montré un beau visage, face à des Galloises que l’on savait très denses et très agressives sur le premier rideau. Mais nous avions aussi étudié les espaces sur l’extérieur. Ce que nous avons mis à profit pour prendre rapidement le score », confessait cette jeune Tricolore sans complexe à l’image de l’équipe. Dire qu’à 53-0 le pays de Galles s’en tire alors à bon compte est encore une réalité. Si la France avait joué en seconde période sur le niveau de la première mi-temps, la note aurait sans doute été plus salée encore. Mais ne dit-on pas qu’à chaque jour suffit sa peine ?

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Didier Le Pallec
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