Nevers en mode commando

  • Le capitaine Hugues Bastide, à la réception d’une touche, appelle les autres cadres à rassembler autour d’eux pour "remettre tout le monde dans l’avancée". Photo Icon Sport
    Le capitaine Hugues Bastide, à la réception d’une touche, appelle les autres cadres à rassembler autour d’eux pour "remettre tout le monde dans l’avancée". Photo Icon Sport
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Les joueurs de l’USON ne peuvent plus s’offrir le luxe de perdre sur leur terrain s’ils veulent toucher le Graal des phases finales. Un faux pas leur serait fatal.

Au rugby, les plus beaux souvenirs ont la couleur des arbres en fleurs, le parfum surpuissant du printemps qui embaume les phases finales. "Qu’on soit pro ou amateur, en Pro D2 ou en Première Série, on vit tous pour jouer les mois de mai", s’enflamme Hugues Bastide, capitaine, flanker et pilier de l’histoire de l’USON depuis les années Fédérale 1.

À cinq journées de la fin de la saison régulière, le club bourguignon sait qu’il doit cravacher s’il veut revivre les émotions du printemps 2019. "On n’a plus trop à réfléchir, on doit s’envoyer comme des malades les uns pour les autres", résume l’un des leaders d’un groupe qui verra partir quelques-uns de ses joueurs phares en fin de saison : "Ce serait bien de leur offrir une sortie par la grande porte. Si on se qualifie, tout peut arriver, et pour ces mecs-là, ce serait le plus beau des cadeaux."

Avec cinq points de retard sur Grenoble et Oyonnax, Nevers n’a plus le droit à l’erreur s’il veut avoir encore le droit de rêver. Les trois matchs à domicile – l’enchaînement face à Aurillac et Oyonnax puis la dernière journée face à Béziers après une double sortie à Perpignan et Valence-Romans – sont un maigre avantage : "Le premier match perdu à la maison et c’est terminé", résume le manager Xavier Péméja.

Retrouver la confiance

Le fameux "on prend match après match" n’a jamais été aussi légitime qu’en ce moment : "On regarde à vendredi, au match face à Aurillac. Ce n’est pas la peine d’aller voir trop loin." Encore marqués par leur effondrement de février-mars, ses joueurs courent après leur confiance, celle qui allume des incendies aux quatre coins du terrain : "On va mieux en défense mais il faut qu’on retrouve l’attaque. Depuis la défaite face à Grenoble, on est dans le brouillard, on a perdu notre confiance, notre jeu. Avant ce match, on était la deuxième équipe au nombre d’essais marqués, on a dû descendre au classement, mais ça va revenir. Ce n’est pas en ne faisant rien qu’on arrivera à quelque chose."

Face à des Aurillacois qui les ont toujours accrochés ces dernières saisons, les Neversois devront lâcher les chevaux : "C’est une équipe qui n’est pas encore sauvée et qui va être revancharde après son match nul contre Perpignan", se méfie Hugues Bastide. "Ils vont arriver avec de la confiance." Cette denrée devenue rare en bord de Loire, et que les leaders peuvent faire refleurir : "À nous, les anciens, de faire basculer les matchs et de remettre tout le monde dans l’avancée. C’est vrai qu’on a les mains qui tremblent, mais notre salut passe par le jeu. Il faut jouer grand pour viser grand."

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Sébastien Chabard
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